BIODIVERSITÉ. La zone d’activités économiques de la Chalette à MONTROND (39) : un désert dans le Jura



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Alors que les arrêtés pris au titre de l’urbanisme, de la loi sur l’eau et de la dérogation quant à la destruction d’ habitats d’espèces protégées, autorisant la création de la zone d’activités économiques de la Chalette à MONTROND ont été signés entre 2015 et 2016 et que les contentieux introduits par la CPEPESC ont été purgés définitivement en 2018 par le tribunal administratif, une récente visite sur les lieux a permis de s’apercevoir que la zone, équipée en matière de réseaux, était vierge de tous bâtiments.

Aucune implantation d’entreprises n’a donc encore vu le jour depuis près de deux ans sur cette énième zone industrielle et de services alors que les élus de la collectivité territoriale en charge du projet, la Communauté de Communes Champagnole Nozeroy Jura, vantaient l’intérêt stratégique et économique du site par la création d’emplois à court terme dans le domaine des circuits courts et de l’exploitation de la ressource bois-énergie.

Bref on est loin du compte aujourd’hui et force est de constater que la collectivité a vu grand, trop grand. Ce n’est pas la première fois que la CPEPESC en fait le constat (exemple avec le site industriel de 32 ha de l’ancienne base travaux de la LGV à Villersexel).

Au final, une plateforme de 20 ha en grande partie imperméabilisée remplace des pelouses et habitats prairiaux dont certains d’intérêt communautaire inscrits en ZNIEFF de type I. C’est un beau gâchis qui en dit long sur notre système économique actuel et sur la frénésie des aménageurs de tous bords, encore soutenus par l’État et ses services, à urbaniser à tout va au mépris de la biodiversité :

Voir : LA BIODIVERSITE FRANCAISE MISE EN PERIL. De dérogations en dérogations délivrées par les préfets… Les exemples : ZAC de MALBOUHANS, ZAE de MONTROND