La France et ses ministres saluent avec entousiasme la publication du rapport spécial du GIEC sur la désertification et la dégradation des terres. Mais...



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( Extrait de myEurop.info )

La pratique du "En même temps" ?

Le même jour que l’annonce de la publication le 8 août 2019 du rapport spécial du GIEC sur « le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres, la France à travers ses ministres a fait savoir dans un communiqué enthousiaste tout le crédit qu’elle lui accordait.

Ce rapport « fondé sur une analyse rigoureuse et objective des connaissances scientifiques les plus récentes, ce rapport décrit les impacts du dérèglement climatique déjà observés sur les écosystèmes terrestres naturels et la façon dont le changement climatique va continuer à amplifier les pressions actuelles, aggravant les ravages sur la végétation et la perte de biodiversité, étendant les dommages causés par les incendies, accélérant la dégradation des terres, exacerbant l’érosion des sols, les pénuries d’eau et les menaces sur la sécurité alimentaire ».

« Prendre à bras-le-corps la crise du climat et de la biodiversité »

Pour Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères :

« Ce nouveau rapport du GIEC porte un message puissant. La hausse des températures sur les terres émergées est bien plus rapide que celle de la température moyenne mondiale avec des impacts très forts qui bouleversent les écosystèmes, la biodiversité et la sécurité, non seulement alimentaire mais également mondiale. Dans le prolongement du rapport sur un réchauffement mondial de 1,5°C, adopté en octobre dernier, ce travail des scientifiques constitue un nouvel appel urgent à l’action individuelle et collective pour prendre à bras-le-corps la crise du climat et de la biodiversité".

« C’est aussi le sens des actions concrètes que nous portons au niveau national en matière de lutte contre l’artificialisation des sols »

Pour Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire :

« Ces travaux du GIEC nous rappellent que le réchauffement climatique n’est pas une opinion mais un constat éclairé scientifiquement et qui doit guider les décisions politiques et les politiques publiques. Une nouvelle fois, ce rapport dresse le constat que dans la lutte contre le dérèglement climatique se joue la capacité à assurer un avenir à chaque citoyen. La France continuera de porter au niveau international la lutte contre les dérèglements climatiques ainsi qu’une meilleure gestion des terres. C’est aussi le sens des actions concrètes que nous portons au niveau national en matière de lutte contre l’artificialisation des sols, qui figure au coeur de la mise en oeuvre du plan biodiversité. »

« Le ministère de l’Agriculture soutient la transition vers l’agro-écologie

Pour Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation :

« Des impacts du changement climatique sont déjà observés dans l’agriculture et les forêts françaises. Les scénarios du GIEC prévoient une accentuation de ces phénomènes. Pour y faire face, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation soutient la transition vers l’agro-écologie et une bio-économie plus résiliente, travaille activement à la reconquête des sols, en luttant contre leur artificialisation, mais aussi en privilégiant leur fertilité pour la production végétale, leur qualité sanitaire, leur capacité à stocker le carbone... »

ON AIMERAIT TOUS Y CROIRE alors que sur le terrain se poursuit insidieusement le bétonnage et la dénaturation des sols, le grignotage des zone humides, le rabotage insidieux de la biodiversité…

Et même aujourd’hui des défenseurs de l’environnement publiquement dénigrés sans vergogne ...

Sources :

- communiqué https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/france-salue-publication-du-rapport-special-du-giec-sur-desertification-et-degradation-des-terres

- L’illustration est extraite d’un article de myEurop.info accessible ici.