Inondations de rivières en Bourgogne-Franche-Comté : un risque sur l’appareil productif est deux fois plus élevé que celui sur la population



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Zones inondables de cours d’eau en BFC

La région Bourgogne-Franche-Comté, sillonnée par de nombreux cours d’eau, est exposée au risque d’inondation.

La zone de débordement de ses cours d’eau quadrille tout le territoire, si bien que la quasi-totalité des intercommunalités de la région sont concernées. Au cœur de la région, au confluent du Doubs et de la Saône, la zone à risque est très étendue et recouvre plus du tiers de la surface de plusieurs intercommunalités.

Selon un étude de l’INSEE qui vient d’être rendue publique, en cas de crue, 8 % de la population régionale et 16 % de l’emploi salarié seraient directement menacés. Les personnes âgées ou vivant sous le seuil de pauvreté, proportionnellement plus nombreuses au sein des zones à risques que dans les zones épargnées par les crues, requièrent la plus grande vigilance, tout comme les 20 500 écoliers exposés au risque d’inondation dans leur école. Par ailleurs, l’appareil productif largement implanté près des cours d’eau rassemble environ 90 000 emplois.

Au sein de la Région, le degré d’exposition et la nature du risque diffèrent selon les territoires. Sept grandes villes font l’objet d’un suivi spécifique car elles concentrent une part importante de la population et de l’appareil productif potentiellement menacés. Mais le risque existe aussi en dehors de ces grands pôles, dans d’autres villes comme BESANÇON ou SENS, où le nombre de personnes et d’emplois exposés, même s’il est moindre, reste élevé. Dans certains pôles d’emploi locaux comme JOIGNY ou GRAY, les emplois et l’appareil productif tournés vers l’industrie sont plus particulièrement menacés.

Voici le sommaire de cette étude :

- 107 intercommunalités concernées sur 119

- Près de 250 établissements scolaires en zone inondable

- Le risque sur l’appareil productif est deux fois plus élevé que celui sur la population

- 60 % de la population exposée vit en dehors des « villes à risque important »

- Un risque plus important dans les agglomérations en raison de leur densité de population et d’emploi

- Au confluent de la Saône et du Doubs, une zone de débordement qui recouvre un tiers de la surface des EPCI concernés

- Des intercommunalités industrielles dont l’emploi salarié est particulièrement exposé

- Encadré 1 - 7 grandes villes, classées dans 6 « Territoires à risque important » (TRI) font l’objet d’un suivi spécifique

- Encadré 2 - La politique de prévention des risques

Cette étude "Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté N° 78" est accessible à la page ci-dessous du site de l’INSEE :

- https://www.insee.fr/fr/statistiques/4924013


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Sur ce sujet des inondations dans les zones inondables des vallées, le dossier, qui n’est toujours pas solutionné, du REMBLAI DES MERCUREAUX près de Besançon, suivi à long terme par la CPEPESC, restera pour longtemps un exemple de comportements détestables et de ce qu’il ne faut pas faire. A force d’occuper et de remblayer les terrains inondables, nécessaires au freinage et à l’expansion des crues, on augmente les risques futurs en particulier dans la vallée encaissée du Doubs.

Lire à ce sujet : https://www.cpepesc.org/ecrire/ ?exec=articles&id_article=2778

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Extrémitée du remblai de la voie des Mercureaux en zone inondable lors de sa réalisation.