Foie gras médaille d’or 2019 : l’horreur en Périgord à déguster !



Le Domaine de la Peyrouse, rattaché au lycée agricole de Périgueux, produit du foie gras et sert également de centre de formation et d’expérimentation pour la filière Foie gras !

Son foie gras « Origine Certifiée Périgord », a été récompensé par une médaille d’or au Concours général agricole de 2019 encadré par le ministère de l’Agriculture.

Mais c’est une bien autre récompense médiatique que vient de lui attribuer l’association L 214 qui rend publiques des images des réalités filmées par un lanceur d’alerte.

Des milliers de canetons jetés vivants à la poubelle

Selon son porte-parole de L214 : « La médaille d’or du Concours général agricole récompense les “meilleures productions agricoles”. Cette enquête montre donc les meilleures pratiques en France pour la production de foie gras. C’est édifiant ! Depuis le couvoir, et l’agonie des canetons femelles, jusqu’à l’abattoir, en passant par le gavage à la pompe pneumatique, ce n’est que pure cruauté de la naissance à la mort des canards. Pas étonnant que le gavage soit interdit dans la plupart des pays européens ! Les réactions du ministère doivent être fermes et fortes. ».

Le gavage est interdit dans une majeure partie de l’Union européenne mais pas en France.

Dans l’assiette chacun peut refuser de telles pratiques !

Elles illustrent bien les limites actuelles des « récompenses agricoles » et autres labels de type IGP pour l’information des consommateurs.

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Extraits du communiqué de L214.

« Au couvoir du Domaine de la Peyrouse, les canetons mâles sont mutilés : ils sont bloqués sur un carrousel où la pointe de leur bec est brûlée. Les canetons femelles sont jetés vivants dans le bac d’équarrissage du couvoir. Ils vont y mourir de faim ou d’asphyxie. Les œufs non-éclos à temps sont jetés dans une autre benne où naissent et meurent des canetons sortis tardivement de l’œuf.

Après une période d’élevage durant laquelle ils ont accès à l’extérieur, les canards sont enfermés pendant 10 jours dans des cages collectives sur un sol grillagé. Deux fois par jour, ils sont immobilisés par une grille mobile et gavés à la pompe pneumatique par des élèves-apprentis… »