DEMANGEVELLE (70) : interpellé sur un vaste projet de production de bûches de bois, le Ministère de la transition écologique et solidaire fait la sourde oreille



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Site de zone humide prévu pour accueillir une usine de production de bûches de bois

Le 15 mai 2019 la CPEPESC relatait l’existence d’un vaste projet d’unité de production de bûches de bois sur la commune de DEMANGEVELLE (70) et soulignait le fait qu’il avait été dispensé à tort d’évaluation environnementale au regard des enjeux naturalistes (présence d’espèces protégées) et des enjeux liés à la loi sur l’eau (présence de zones humides) : Un projet d’unité de production de bûches de bois dispensé, à tort, d’évaluation environnementale

Elle indiquait également qu’elle déposerait un recours hiérarchique auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire contre la dispense accordée.

Ce recours a été envoyé le 31 mai dernier 2019. A ce jour, la CPEPESC n’a reçu aucune réponse de la part du ministère excepté l’accusé réception de la poste.

Visiblement, ce ministère qui nous assure pourtant régulièrement avoir pris la pleine mesure de la situation catastrophique de la biodiversité en France ne se sent pas concerné et botte en touche.

Comme beaucoup d’autres ONG, la CPEPESC attend de l’État qu’il agisse, les promesses et les beaux discours sont illusoires s’ils ne s’accompagnent pas d’actions concrètes et efficientes.

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Dans le même temps, l’industriel lance les travaux à gros renforts de pelleteuses

Le directeur général de la société Bois Factory 70, M. Jean-Luc DIOLEY, nous répondait le 20 mai 2019 que « la protection de l’environnement et l’exemplarité de notre process de production sont une priorité de nos démarches… » ce qui laissait entendre une prise en compte concrète de la biodiversité du site.

De belles mais vaines paroles malheureusement puisqu’il faisait débuter dans la foulée les travaux réduisant à néant la zone humide et les habitats d’espèces protégées associées.

La CPEPESC déposera plainte en espérant que la justice, dans le cadre de son office, condamne comme il se doit de tels agissements particulièrement intolérables.

Elle interpellera également le préfet pour demander des comptes à l’État qui a validé l’opération sans tenir compte de ses signalements.

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Il y a quelques années l’association décernait un prix « distinguant » les pourfendeurs de l’environnement de tous bords, le chiottard d’or.

Nul doute que M. Jean-Luc DIOLEY avait le profil du vainqueur.