Vespertilion bicolore



Vespertilion bicolore (ou Sérotine bicolore) - Vespertilio murinus

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F. Schwaab ©

Description, caractères distinctifs [1] :

  • Longueur avant-bras : 40 à 51 mm
  • Longueur oreille : 12 à 16 mm
  • Longueur Tête + Corps : 48 à 66 mm
  • Poids : 10 à 23 g
  • Envergure : 260 à 330 mm

Répartition régionale :

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Répartition nationale : ici

Statuts de protection et listes rouges :

  • Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
  • Espèce inscrite à l’annexe IV de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore
  • Listes rouges :
    • Franche-Comté : Préoccupation mineure (LC)
    • France  : Données insuffisantes (DD)
    • Europe : Préoccupation mineure (LC)
    • Monde : Préoccupation mineure (LC)

Habitat et gîtes :

Cette espèce, bien réputée résistante au climat rigoureux, recherche des paysages ouverts comme les landes, les grands lacs mais aussi des forêts de montagne. Elle est nettement anthropophile avec des colonies de mise bas regroupant régulièrement des effectifs importants (jusqu’à 350 individus) installées sous les tuiles ou bien dans les boisseaux de cheminée. Rarement cavernicole, la Sérotine bicolore est difficile à découvrir en hiver.

Biologie et écologie de l’espèce :

Seul représentant du genre Vespertilio en Europe, la Sérotine bicolore, est avec les noctules, la Pipistrelle de Nathusius et le Minioptère de Schreibers, une des six espèces de chiroptères qui migrent régulièrement à grandes distances (jusqu’à 1 400 km entre ses gîtes d’hiver et d’été). En fin d’automne, les mâles se regroupent sur des places de « chant », situées en milieu forestier ou autour d’un immeuble de quinze étages en plein centre-ville, où les cris sociaux et vols nuptiaux se succèdent pour attirer les femelles. La Sérotine bicolore chasse pratiquement exclusivement au-dessus de grands plans d’eau à plus de 15 m de hauteur en recherchant activement les concentrations maximales d’insectes. La localisation spatiale des gîtes diffère entre femelles et mâles. Les premières s’installent près des zones de chasse les plus favorables à moins de 4 km, alors que les seconds en sont plus éloignés et peuvent aller jusqu’à 15 km. C’est une espèce au régime alimentaire opportuniste mais montre une nette préférence pour les insectes volant en essaimage. Les Diptères (principalement chironomes) complété par des Trichoptères représentent la majorité de son régime.

Distribution et population :

La Sérotine bicolore atteint dans le Jura les limites occidentales de son aire de répartition. Considérée pendant longtemps comme une migratrice stricte, la découverte durant les années 1980 de colonies de mise bas aux abords du Lac de Neuchâtel (Suisse) a confirmé une présence sédentaire et régulière de l’espèce en Suisse. Limitée par l’altitude et la présence de milieux favorables, elle ne se rencontre qu’épisodiquement en Franche-Comté.

Menaces :

La rénovation des bâtiments ainsi que les problèmes de cohabitation peuvent conduire à l’expulsion de colonies voire la destruction.



[1] Arthur L., Lemaire M., 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 544p.




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