Urgent ! Barbarie ludique en Côte d’Or : Signez la pétition contre le déterrage de blaireaux.



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Le blaireau devrait être un espèce protégée comme dans nombre de pays d’Europe !

Sans doute las de l’inactivité printanière, les jeunes chasseurs de Côte d’Or organisent le 4 juin avec l’aval de la Préfète, Anne Boquet, une journée ludique intitulée "découverte du déterrage de blaireaux ".

L’animal est traqué par les chiens qui l’acculent au fond du terrier. Le chasseur à l’écoute des aboiements détecte l’endroit exact où se situe le blaireau puis à l’aide de pelle, creuse dans la galerie jusqu’à atteindre l’animal qui sera extrait avec des pinces métallique puis tué à l’arme blanche et éviscéré.

Le blaireau a déjà, au cours de l’année 2010, payé un trop lourd tribut parce qu’on l’accuse à tort d’être un vecteur de la tuberculose bovine : 3250 blaireaux tués en Côte d’Or, SEULEMENT 530 autopsiés, SEULEMENT 19 porteurs de la bactérie Mycobactérium bovis, soit moins de 4%.

Ceci est un massacre organisé !

Ceci n’est plus seulement un problème de santé publique puisque l’on sait que les bovins s’auto-infectent et infectent la faune sauvage. Il faut remettre en question les pratiques agricoles.

Agissons donc en amont sur les bovins (dans les élevages : mises en quarantaine des bovins infectés, protection des pâtures et des ensilages avec des clôtures électriques....). Il faut stopper l’extermination annoncée du blaireau en Côte d’Or !

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De prétendues raisons de santé publique

La CPEPESC est infiniment indignée qu’une telle destruction d’animaux sauvages soit organisée avec l’aval de la préfecture, qui ne semble pas disposer d’informations sérieuses au sujet de cette espèce.

En premier lieu, les populations de blaireaux sont déjà fortement fragilisées en Europe parce que depuis toujours victime d’une persécution imbécile, du trafic routier et n’ayant d’autre part qu’un très faible taux de reproduction qui a été établi, par l’administration des forêts, à 0,3 jeune/adulte/an !

Cette situation a amené des pays voisins, plus réactifs que l’Etat français, comme la Belgique ou l’Espagne à le protéger. C’est maintenant aussi le cas aux Pays-Bas, au Danemark, en Angleterre, en Italie, au Portugal, en Grèce… La présence du blaireau est un indicateur de qualité écologique de l’environnement naturel.

Il n’existe en effet, à l’heure actuelle, pas le début d’une preuve que les Blaireaux condamnés à la destruction soient responsables de la contamination virales aux animaux domestiques d’élevages.

En d’autres temps, sous d’autres croyances ancestrales similaires, entre 1974 et 1992 l’Angleterre et l’Irlande ont éliminé un total de 12901 Blaireaux sans aucun résultat sanitaire… Il a été conclu que : […] la destruction des Blaireaux au Royaume-Uni n’avait aucun effet prophylactique pertinent, et qu’elle tendait, au contraire, à augmenter l’incidence de la tuberculose bovine sur le cheptel bovin[…].

Plus près de nous, en France, l’AFFSA a précisé fin 2009, que : […] la faune sauvage, dans le département de la Côte d’Or, est victime de l’infection bovine mais ne constitue pas un réservoir à partir duquel les ruminants se contaminent […]

En conséquence, organiser cette nouvelle persécution d’une espèce utile, discrète et fragile est une barbarie. N’en soyons pas complice !

La CPEPESC.

Autre page sur ce sujet :
- - Stop à la barbarie, réhabilitons le blaireau ! Une espèce discrète et fragile en déclin, protégée dans de nombreux pays, mais toujours torturée en France .