Une norme expérimentale AFNOR pour doser la présence de résidus de médicaments dans l’eau.



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Tout le monde devine qu’il y a de plus en plus de substances médicamenteuses dans les eaux, qu’elles proviennent de la médecine humaine ou vétérinaire. Leurs effets néfastes s’ajoutent à ceux des produits phytosanitaires agricoles.

L’étude, publiée en mars 2013 à l’initiative de l’association France Liberté et de 60 millions de consommateurs, qui avait dévoilé des analyses prouvant des traces de pesticides et de médicaments dans certaines eaux en bouteilles, préconisait une remise à plat des normes de mesure de la qualité de l’eau, et une amélioration des connaissances sur l’exposition à long terme aux faibles doses de certains polluants. Une nouvelle norme expérimentale de l’AFNOR prétend vouloir répondre à ce souhait :

« Elle détermine une méthode générale de dosage de certains médicaments et métabolites contenus dans des échantillons d’eaux destinées à la consommation humaine, aux eaux souterraines et aux eaux de surface en utilisant une technique de chromatographie.

La norme est un outil utilisable par tous, laboratoires, entreprises, institutionnels, acteurs de la santé, villes et collectivités, associations de consommateurs, ONG… qui ont besoin de vérifier de manière efficace la présence de traces de médicaments dans l’eau.

Des molécules en perpétuelle mutation

Cette norme XP T 90-223 est dite « expérimentale » car elle est mise à l’épreuve par les acteurs socio-économiques qui en évaluent la pertinence et l’applicabilité. Par ailleurs, cette démarche étroitement liée à l’application de la Directive Européenne Cadre sur l’Eau (DCE) pour la détermination et la maitrise de la qualité des eaux en France, est amenée à évoluer selon les techniques analytiques et la liste des molécules ciblées, dont l’effet cocktail est difficile à maîtriser.

À l’issue d’une période qui ne peut excéder 3 ans, la commission de normalisation décidera de réviser la norme expérimentale, d’en prolonger une fois la période d’expérimentation, de l’homologuer (devenir une norme NF) ou de la supprimer ».

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(Pour en savoir plus lire le : communiqué de l’AFNOR du 19 Avril 2013 )