Une mare en voie de comblement sauvée à Villers-Vaudey (70)



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Mare en péril

En août dernier, la CPEPESC apprenait qu’une mare en voie d’atterrissement, de quelques dizaines de mètres carrés, située sur la commune de Villers-Vaudey (70) était en cours de remblaiement avec des matériaux inertes.

Cette opération portant préjudice à au moins une espèce d’amphibien protégée (la Grenouille verte), la CPEPESC avait signalé les faits à la DDT et à l’ONCFS et après contact avec le propriétaire, à l’origine du comblement, avait proposé à ce dernier de réhabiliter les lieux, ce qu’il a accepté, conformément au cahier des charges suivants :

- Procéder à l’enlèvement d’une partie des matériaux inertes débordant sur l’emprise de la mare, côté est, selon les préconisations de la DDT,

- Remettre en herbe la partie remblayée restante à l’ouest,

- Effectuer des travaux de recreusement de la mare au niveau de la partie non impactée par vos travaux de remblaiement, c’est-à-dire au niveau des « tremblants » (tapis flottant composé de radeaux végétaux flottant à la surface de l’eau), le but étant d’obtenir une surface d’au moins 30 m² d’eau libre ; les berges devront impérativement être aménagées en pente douce et les matériaux extraits seront évacués sur un terrain non sensible,

- Prendre, pour ce faire, l’attache du Conservatoire des espaces Naturels de Franche-Comté, gestionnaire du programme PRAM (Programme régional d’actions en faveur des mares) qui pourra vous accompagner pour le chantier et l’entretien post-travaux ; à défaut, la CPEPESC interviendra le jour de l’opération pour prodiguer ses conseils au conducteur de la pelle mécanique sous réserve d’être prévenue au moins 48 heures à l’avance,

- Réaliser les réfections nécessaires de la clôture barbelée afin de mettre en défens la mare réaménagée,

- Remettre en état le site au plus tard au 1er mars 2019,

Les travaux de remise en état ont été réalisés le 23 février 2019

conformément aux attentes de l’association et même au-delà puisque la surface d’eau libre couvre près de 100 m² alors qu’elle ne présentait plus que quelques mètres carrés avant travaux. La CPEPESC réalisera dès ce printemps un suivi et une évaluation de l’opération de restauration en prenant comme indicateur le groupe des amphibiens.

Cette affaire, résolue favorablement, ne peut malheureusement faire oublier que de nombreuses autres petites zones humides continuent à disparaitre sur notre territoire sans que l’opinion et les pouvoirs publics ne s’en offusquent ou ne daignent réagir.