Une action sans précédent


La Franche-Comté constitue une région de toute première importance pour l’étude et la protection des chauves-Souris. Elle abrite parmi les plus importantes colonies de Minioptères de Schreibers de l’Est ainsi qu’une grande variété d’espèces dont certaines fort rares. Le Minioptère de Schreibers s’y trouve en limite d’aire.

Tous ces mammifères sont intégralement protégés depuis 1981 (nouvel arrêté de protection depuis le 23 avril 2007). Depuis 1988, ont été mises en place les premières réserves naturelles souterraines de France dans les anciennes mines et les cavités naturelles. Ces réserves ont pour objectif essentiels la protection de réseaux d’habitats indispensables aux chiroptères pour l’accomplissement de leur cycle biologique, donc de leur survie.


Une action sans précédent : des réserves naturelles et un réseau de sites protégés par des arrêtés de protection de biotope ont été mis en place dans le même temps afin de protéger les sites sensibles, les gîtes de mise bas, de reproduction et d’hivernage en milieu souterrain mais aussi en milieu bâti (grenier).

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Colonie de miniopteres.
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Cette protection institutionnelle permet également de préserver des colonies de Petits rhinolophes, Grands rhinolophes, Grands murins, Petits murins, et Barbastelles d’Europe.

A l’heure actuelle les recherches s’orientent vers la prise en compte des espèces anthropophiles : recensement systématique des colonies d’estivage et de mise bas dans les bâtiments communaux, églises, mairies... , interventions ponctuelles pour la sauvegarde des chauves-souris vivant dans de tels sites.

La protection des espèces n’est pas seulement un problème de gîtes ; d’autres actions peuvent être envisagées comme la pose de nichoirs ou encore la protection des milieux de chasse. Les chauves-souris ont peu de prédateurs naturels. Rarement capturées par les rapaces nocturnes, elles n’en demeurent pas moins victimes des comportements humains : et si les superstitions tendent à disparaître, la surfréquentation des gîtes souterrains, les aménagements structuraux (routes, TGV, remembrement, ...) et l’utilisation abusive des pesticides déversés en masse dans la nature contribuent à leur disparition.

La protection des milieux occupés par ces animaux ne peut donc être dissociée d’une campagne permanente d’information et d’éducation des populations.

Durant la période de 1988 à 1990, à l’initiative de la CPEPESC avec l’appui de la Délégation Régionale de l’Architecture et de l’Environnement (future Direction Régionale de l’Environnement - DIREN) ont été mises en place des mesures réglementaires de protection (réserve naturelle, réserve naturelle volontaire, arrêté préfectoral de protection de biotope) sur 40 sites souterrains (grottes et anciennes mines) et 1 grenier pour l’essentiel dans le département de la Haute-Saoône.