Un nouveau film d’A. Baptizet sur le Frais-Puits (Hte Saône). C’est actuellement le plus long système souterrain karstique noyé exploré au monde.



Alain Baptizet présentera un nouveau film « Dans les profondeurs du Frais-Puits »,
- le jeudi 22 septembre 2011 à 20H30 au Théâtre Edwige Feuillère, pl. Pierre Renet, à VESOUL,

- le 29 novembre 2011, salle Alain Parisot, à VESOUL.

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A Quincey (70), un simple entonnoir donne accès aux galeries noyées d’un grand réseau karstique complexe collectant les eaux souterraines d’un vaste bassin d’alimentation calcaire de plus de 150 km2 situé au Sud Est de Vesoul.

« Avec près de 5 kilomètres de galeries topographiées, le Frais-Puits est le plus long système souterrain noyé actuellement connu au monde. Des équilibres géologiques complexes, basé sur un échelonnement de déversoirs naturels, sont à l’origine des fameuses « éruptions », qui, comme chacun sait, donnent naissance à une rivière temporaire de surface capable d’inonder en quelques heures la plaine de Vesoul.

Ce nouveau film documentaire illustre les dernières découvertes effectuées au coeur du réseau par Sylvain Redoutey, considéré de façon unanime comme l’un des plus grands spécialistes de la plongée en siphon.

Ses observations ont donné lieu à un relevé précis des galeries explorées, dont on sait désormais qu’elles se développent sous les plateaux du Sud Est de Vesoul selon quatre orientations bien distinctes, pour un bassin d’alimentation estimé entre 150 et 200 kilomètres carrés. Le gigantesque collecteur, qui en est l’exutoire, réapparait au jour à la Font de Champdamoy, avant d’être capté au niveau de la Station de Quincey et de fournir quotidiennement l’eau potable à l’ensemble de l’Agglomération Vésulienne, soit près de 30 000 personnes. Un débit annuel de 75 millions de mètres cubes en fait une ressource aussi inépuisable que précieuse, mais hélas, particulièrement vulnérable aux pollutions extérieures. Car, en pays calcaire, la nature de la roche interdit toute filtration à l’eau des orages, de la fonte des neiges et des rivières qui s’enfouissent dans le sous sol.

Mais le point fort du nouveau film réside sans doute dans les étonnantes images de plongée ramenées par les explorateurs d’aujourd’hui, qui ont pu bénéficier de la technologie numérique : Autonomie décuplée des cassettes vidéo, haute définition des prises de vues, faible poids et encombrement réduit des camescopes actuels, ont permis aux plongeurs cameramen et plus particulièrement au belfortain Dominique Debaralle, d’accompagner plusieurs incursions de Sylvain Redoutey dans les arcanes du gouffre. Et, cerise sur le gâteau, d’autoriser celui ci à se filmer lui même, en train de parcourir l’une des très rares galeries sèches du labyrinthe souterrain ».


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