Un bouquet de houx pour les agents publics agressés par des agriculteurs vandales.



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Lors de la récente réunion annuelle des responsables d’associations par la DREAL de Franche-Comté, le représentant de l’association a tenu à faire une courte intervention en lien direct avec les événements du moment :

"La CPEPESC souhaite dédier notre présence à cette rencontre à Rémi FRAISSE, notre camarade, tué par une grenade offensive (arme de guerre), lancée dans les jambes à hauteur du sac à dos par les forces du désordre chargées de protéger un algéco et trois rouleaux de grillage sur le chantier de l’avant-dernière zone humide du Tarn, vandalisée pour le profit de quelques maïssiculteurs et d’une société de travaux publics.

Comme Rémi, nous agissons bénévolement, sans prétention de profit, de reconnaissance ni de pouvoir, depuis 1976, date officielle de la création de la CPEPESC, afin, comme vous tous ici, de protéger notre environnement si riche et si violemment agressé. Pour cela, nous sommes souvent obligés de faire appel à la justice pour faire respecter la législation concernant la protection de la nature. Et force est de constater que cette législation est souvent bafouée par ceux-là mêmes qui représentent l’État républicain sous le vrai-faux prétexte de la course à la chimérique croissance.

Et l’État, bon prince, nous remercie : il diligente une enquête de moralité concernant les administrateurs de notre association avant de nous accorder l’agrément régional, alors qu’au concours des "mis en examen" la liste des politiques- affairistes est aussi longue que celle des espèces animales et végétales qu’ils ont permis de détruire ces quarante dernières années".

Un bouquet de houx

"Je terminerai mon propos en assurant l’ensemble des personnels des administrations concernées par l’environnement, que nous questionnons souvent et dérangeons parfois, de notre sincère respect et de notre solidarité face aux agressions qu’il subit, en particulier de la part d’exploitants agricoles vandales qui saccagent vos bureaux et bâtiments, souillent les rues et les places, et molestent des agents de l’État sans que le même État ne lève le petit doigt. Et pour bien marquer notre différence avec ces voyous, je vous offre ce petit bouquet de houx..."