Tri selectif des déchets : demain le département du Jura sera t-il encore pionnier ? Le collectif "Stop Incinération Alsace Bourgogne Franche-Comté" est né !



Elargissant le collectif Alternatives à l’incinération de Besançon, est né le 14 décembre le collectif "Stop Incinération Alsace Bourgogne Franche-Comté"

Retrouvez le collectif sur son site Web http://stopincinerationabfc.monsite.wanadoo.fr/

Et toutes les informations qu’il pourra collecter pour permettre à chaque citoyen de se forger une opinion.

LE JURA RENONCERA-T-IL A JOUER UN ROLE PIONNIER DANS LA POLITIQUE DE TRI SELECTIF ?

La situation

Le SYDOM du Jura traite les déchets de 4 Sictom et 3 communautés de communes, représentant la quasi-totalité de la population du département : 255 000 habitants. Les adhérents du SYDOM du Jura gardent la compétence de la collecte. Le centre de traitement à Lons-Le-Saunier comprend un centre de tri et une unité d’incinération dont les travaux de mise aux normes sont en cours.

Le SYDOM du Jura examine la faisabilité technico-économique d’un incinérateur de déchets ménagers et assimilés sur Tavaux, avec valorisation énergétique. Ce projet répond à la recherche de nouvelles sources d’énergies destinées à la production de vapeur dans les installations de Solvay et au manque de capacités de traitement des déchets ménagers (il manque 6 à 10 000 tonnes/an). Cet incinérateur permettrait de traiter un gisement potentiel de déchets ménagers et assimilés, provenant de Franche-Comté (Jura, Doubs et Haute-Saône) et de Bourgogne (Côte d’Or et Saône-et-Loire), estimé entre 100 et 120 000 tonnes par an. Ces déchets pourraient alors être valorisés sous forme de vapeur reprise à l’année par la société Solvay.

Compte tenu des enjeux techniques et financiers, le SYDOM du Jura a confié une mission exploratoire au bureau d’études Trivalor, afin de pouvoir disposer d’éléments lui permettant de faire les choix les plus rationnels. Cette étude est co-financée par le SYDOM, l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), et la société SOLVAY. Parallèlement, le SYDOM du Jura a confié au Cabinet Matharan une étude juridique afin de déterminer quelle structure existant ou à créer serait la plus pertinente pour porter ce projet. Cette étude est co-financée par le SYDOM du Jura et l’ADEME.

Le projet a été présenté lors d’une conférence de presse, le samedi 9 juillet 2005, dans les locaux du Sictom de Dole.

Une occasion pour repenser la politique des produits résiduels des ménages

Comme on peut le constater dans cette présentation rapide de la situation, on veut tout mélanger ! Si le problème du SYDOM du Jura, en charge de la gestion des produits résiduels des ménages, est de faire face à un excédent de 6 à 10 000 tonnes/an, le renforcement d’une politique volontariste pour diminuer les volumes par un tri encore plus efficace, le compostage, est probablement une solution à portée de main. S’Il est bien normal par ailleurs que Solvay recherche aujourd’hui à diversifier ses sources d’approvisionnements énergétiques, il y a de quoi rester pantois d’apprendre que cela pourrait justifier la construction d’un incinérateur de 100 à 120 000 tonnes/an (ce qui couvrirait à peine 10% des besoins de l’industriel !)...

Cela signifierait l’abandon d’une démarche pourtant souvent qualifiée d’exemplaire !

Face aux enjeux de société soulevés par ce projet, protecteurs de l’environnement, écologistes, défenseurs des intérêts des consommateurs se mobilisent ensemble. Pour susciter une réflexion et l’émergence d’une alternative à l’incinération est né le mercredi 14 décembre 2005 le collectif « STOP INCINERATION ALSACE, BOURGOGNE, FRANCHE-COMTE ».


La CPEPESC a décidé de s’associer au collectif dans le prolongement de sa position traditionnelle affichée sur son site sur l’incinération des déchets (Position de la CPE sur l’élimination des déchets par incinération).