Teknival contre nature en Champagne : Des chenilles corrigent l’imparfait du préfet… Le lendemain qui déchante en overdose mortelle…



Malgré la suspension prononcée le vendredi 29 avril en référé urgence par le tribunal administratif, à la demande d’associations de protections de l’environnement, de l’autorisation d’organiser Teknival, une rave party géante, celle-ci a commercé à rassembler dès jeudi environ 10 000 personnes. Il en était attendu 100 000 les jours suivants !

Le préfet de la Marne n’avait certainement pas osé refuser l’utilisation, ou plutôt l’énorme perturbation, pendant 3 jours et 3 nuits du site naturel très précieux pour la biodiversité de l’ancienne base aérienne désaffectée de Marigny-le-Grand (51).

Un site pourtant reconnu par la Préfecture pour sa faune et sa flore puisqu’elle a proposé son inclusion dans le réseau européen Natura 2000.

C’est la troisième année consécutive que ce biotope est sinistré avec l’assentiment du représentant de l’Etat.

Mais surprise, des centaines des raveurs ont été sortis de leur délire par une attaque sournoise pourtant bien naturelle, en l’espèce une prolifération de chenilles urticantes distribuant allergies et urticaires !

Cette « petite invasion » de chenilles a perturbé le piétinement du site par la « grande invasion » bruyante humaine.

Cette « épidémie » a contraint le préfet a prendre un arrêté pour stopper le Teknival vendredi soir…. Un peu tard, car il y avait déjà 40 000 personnes sur le site, et sans effet, puisque le Teknival s’est poursuivi toute la nuit comme si de rien était, en double illégalité, marqué samedi à l’aube (7h30) par le décès d’un homme de 47 ans probablement empoisonné par à une overdose…