TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et développement durable : La filière "déchets" n’est pas au niveau d’efficacité voulu



Nous sommes tous très concernés

Un rapport public sur « Les Technologies de l’Information et de la Communication » (TIC) a été publié fin 2008. (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), Conseil Général des Technologies de l’Information (CGTI), Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP)

« Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ont longtemps été perçues essentiellement du point de vue de leur apport, incontestable, à la productivité de l’économie et au bien-être de la population.

Ce n’est que récemment que leur impact environnemental est devenu une préoccupation. Extension considérable de leur diffusion, difficultés à assurer l’alimentation électrique de centres de données géants, production de déchets toxiques en volumes : l’urgence d’une réflexion globale au titre du Développement Durable (DD) apparaît désormais.

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Quatre grands constats effectués

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- Globalement, les TIC ont un apport positif pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (équivalents CO2). Toutefois, il est extrêmement difficile de quantifier avec précision cet apport. …

- L’estimation de la consommation électrique en France est comprise entre 55 et 60 TWh par an, soit 13,5 % de la consommation d’électricité par les applications finales. La consommation augmente à un rythme soutenu, d’environ 10 % par an

- La consommation énergétique est loin d’être optimisée. Les exemples de surconsommation d’énergie sont nombreux…

- Enfin, la filière de récupération et de traitement des déchets n’est pas au niveau d’efficacité voulu. Par rapport à nos grands voisins européens, la France serait 2 à 4 fois moins efficace dans ce domaine. Des questions importantes demeurent sans réponse, concernant notamment la situation présente mais également future….

Le laisser faire ne permettrait pas de remplir les objectifs de réduction d’énergie que la France poursuit, à savoir une baisse de 20 % de sa consommation énergétique d’ici 2020. C’est pourquoi la mission préconise des mesures vigoureuses dans le cadre d’une politique globale de développement durable reposant sur les TIC.

Concernant les DEEE

Les D3E (déchets d'équipements électroniques et électriques) la mission considère nécessaire de repenser l’ensemble de l’organisation de récupération et de traitement des déchets (les DEEE : déchets d’équipements électroniques et électriques), et cela notamment dans la perspective du réexamen prévu en 2011 du système fondé sur l’éco-participation.

Une mission multiservice d’inspection devrait être chargée de préconiser la refonte de l’organisation actuelle et les bases de l’organisation future. L’organisation de la filière dite professionnelle devrait notamment être précisée et organisée de façon plus efficace. L’objectif, ambitieux, devrait consister à atteindre la moyenne européenne de collecte de déchets liés aux TIC d’ici 2012, ce qui signifie quadrupler le taux observé à ce jour.

Lien pour accéder à ce rapport public :

http://www.telecom.gouv.fr/fonds_documentaire/rapports/09/090311rapport-ticdd.pdf