Sur les plateaux dominant la Loue, n’y a-t-il plus assez de terrains disponibles pour l’épandage ?



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La station d’épuration de la Bouvière à Septfontaine (25)

Achevée en 2008, la station d’épuration intercommunale de Septfontaine (25), d’une capacité de 2300 EH est gérée par le Syndicat Intercommunal de la Bouvière. Elle reçoit les eaux usées amenées par conduites sous pression de trois communes : Septfontaine, Evillers, et Chapelle d’Huin ainsi que les eaux de lavage de leurs trois fromageries respectives.

Les effluents après épuration sont rejetés dans une doline. Des déversoirs de crue dans des cavités du karst ont cependant été maintenus dans chacune de ces trois communes équipées pour l’essentiel de réseaux d’égouts non séparatifs. L’ensemble des eaux déversées dans le sous-sol de ce secteur résurge dans la haute vallée de la Loue, à la source de Baume-Archée dans les gorges en amont de Mouthier-Haute-Pierre.

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Le rejet de la commune de Sepfontaine avant les travaux

Réclamés depuis des années par la CPEPESC (depuis 1997 pour Septfontaine, et depuis 2004 pour les 2 autres communes) cette opération d’assainissement ne pouvait que satisfaire l’association.

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Mais il manque toujours un étage à la fusée.

Ce système d’assainissement, qui comporte donc, un réseau de conduites de transport des eaux usées, des déversoirs d’orage, un poste de refoulement dans chaque commune, une station d’épuration et son rejet au lieu-dit "la Bouvière", a fait l’objet d’un dossier réglementaire de déclaration "législation eau" pour lequel le préfet du Doubs a délivré un récépissé réglementaire assorties de prescriptions à respecter le 7 juin 2007.

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Le poste de refoulement de Chapelle d’ Huin en contrebas du village.

Dans ce cadre, il avait été prescrit par le préfet au Syndicat Intercommunal de la Bouvière de mettre en place un plan d’épandage pour éliminer les boues d’épurations au plus tard au 07 juin 2009.

Or à ce jour, le plan d’épandage n’existant toujours pas 3 ans et demi après le feu vert préfectoral, on peut sérieusement s’interroger sur cette situation.

Certains prétendent que la Chambre d’agriculture, qui serait chargée de ce travail, aurait du mal à produire les nombreux plans d’épandages dont la réalisation lui est confiée. A cela nous répondrons qu’il existe d’autres prestataires de services. Pourtant, ces boues provenant des eaux usées de villages de campagne sans industrie et d’effluents de fromageries, devraient être assez favorablement acceptées à l’épandage par les agriculteurs du secteur.

Mais ne serait-ce pas plutôt le manque de terrains disponibles pour l’épandage sur les plateaux dominant la Loue … A Reugney, pour le projet de l’entreprise contestée de méthanisation de déchets agricoles et agroalimentaire de Reugney (1) , des terrains ont été rapidement trouvés pour l’épandage.

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(1) (*) Il faut rappeler cependant qu’à Reugney (voir page Méthanisation agrico-industrielle de Reugney.. ), les terrains proposés pour l’épandage l’ont été à nos yeux au prix d’un déversement d’effluents azotés à l’hectare totalement excessif pour ce milieu fragile. Un épandage raisonnable aurait nécessité des surfaces beaucoup plus importantes...


(1) (*) Il faut rappeler cependant qu’à Reugney (voir page Méthanisation agrico-industrielle de Reugney.. ), les terrains proposés pour l’épandage l’ont été à nos yeux au prix d’un déversement d’effluents azotés à l’hectare totalement excessif pour ce milieu fragile. Un épandage raisonnable aurait nécessité des surfaces beaucoup plus importantes...