Sérotine de Nilsson



Sérotine de Nilsson - Eptesicus nilssonii

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F. Schwaab ©

Description, caractères distinctifs [1] :

  • Longueur avant-bras : 37,1 à 46 mm
  • Longueur oreille : 13 à 17 mm
  • Longueur Tête + Corps : 48-70 mm
  • Poids : 8 à 18 g
  • Envergure : 240 à 280 mm

Répartition régionale :

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Répartition nationale : ici

Statuts de protection et listes rouges :

  • Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection
  • Espèce inscrite à l’annexe IV de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore
  • Listes rouges
    • Franche-Comté : Préoccupation mineure (LC)
    • France : Préoccupation mineure (LC)
    • Europe : Préoccupation mineure (LC)
    • Monde : Préoccupation mineure (LC)

Habitat et gîtes :

Espèce nordique, elle affectionne les milieux montagneux. Ses gîtes d’été se trouvent souvent dans des bâtiments et plus rarement dans des cavités arboricoles. En hiver, elle fréquente les milieux souterrains mais probablement aussi les constructions humaines.

Biologie et écologie de l’espèce :

La Sérotine de Nilsson chasse préférentiellement dans les forêts morcelées par des zones ouvertes (pistes forestières, clairières, lisières, zones humides) mais ne dédaigne pas les alentours de petits villages. En début de saison, les femelles ne s’éloignent pas de plus de 600 m. A partir de juin, les déplacements peuvent aller jusqu’à 5 km. A la fin du mois d’août, elles s’éloignent encore plus, jusqu’à 20 ou 30 km. C’est probablement la diminution des proies qui les poussent à aller plus loin. L’essentiel de ses proies est constitué de moustiques et de chironomes mais montre une nette préférence pour les Diptères Nématocères.

Distribution et population :

La Sérotine de Nilsson se trouve, en Franche-Comté (notamment dans le Jura Suisse), en limite d’aire de répartition méridionale. La première colonie de reproduction française fut découverte en 1996 dans le département du Jura. Contactée également dans le département du Doubs, la population régionale est estimée à 60 individus en période de reproduction (synthèse 2004-2009). Quelques individus isolés hibernent dans les grottes du Doubs.

Menaces :

Cette espèce pourrait être menacée par la présence et le développement de parcs éoliens.



[1] Arthur L., Lemaire M., 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 544p.




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