Réserve naturelle régionale de la Grotte de la Baume Noire



Située au sud du village, autour d’une colline dans le bois de Montbourmot, la réserve est constituée par des chênaies-charmaies collinéennes et des hêtraies à Aspérule odorante. Cette réserve naturelle a été créée principalement pour la préservation de la cavité naturelle s’ouvrant dans ce bois, expliquant sa surface réduite (19ha 11a). La création de la réserve naturelle a été décrétée le 24 septembre 2015 et la CPEPESC en devient son gestionnaire officiel après signature d’une convention cadre avec le Conseil Régional en novembre 2015.

L’entonnoir de la Grotte de la Baume Noire s’ouvre dans les calcaires jurassiques du bathonien. Un grand cône d’éboulis descend sous un porche majestueux dans une longue et vaste caverne. Elle développe un réseau de 115 mètres de galeries naturelles atteignant la profondeur de 23 mètres.

JPEG - 459 ko
Porche d’entrée de Grotte

La réserve naturelle de la Grotte de la Baume Noire s’inscrit dans un ensemble cohérent de milieux souterrains protégés pour les chauves-souris. Elle correspond, notamment, à des ZNIEFF de type 1 (n°430007895) et 2 (n°430009439). Par ailleurs, elle a été intégrée au réseau de sites désignés dans le cadre de la Directive Habitats-Faune-Flore (FR4301351 - Réseau de cavités à Minioptère de Schreibers en Franche-Comté). De plus, le boisement autour de la cavité fait partie d’un ensemble beaucoup plus vaste, qui s’étend sur l’ensemble des Monts de Gy. Du fait de la taille de ce massif forestier, une faune intéressante a pu s’y maintenir.

JPEG - 1 Mo
Colonie de Minioptère de Schreibers au plafond de la grotte

Treize espèces, ou groupes d’espèces, de chauves-souris fréquentent actuellement la cavité. L’intérêt principal réside dans la présence de la plus grosse colonie d’hibernation connue en Franche-Comté, pour le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi), avec près de 10000 individus, soit environ 95 % des effectifs régionaux hivernaux. De plus, cette cavité constitue, en lien avec une autre grotte proche, un complexe majeur pour l’hibernation du Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) avec des effectifs moyens de 300 individus. Elle fait également partie des sites favorables à la Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) et aux autres espèces fissuricoles, en raison des conditions climatiques froides du porche d’entrée.

JPEG - 19.1 ko
Barbastelle d’Europe en train de chasser

Le milieu souterrain est fragile et toute modification même minime du biotope est à éviter. La fréquentation humaine dans les sites d’hibernation ou d’estivage est responsable de la mortalité d’individus, ou de leur report vers d’autres sites moins favorables. En conséquence, l’accès à la grotte est interdit au public toute l’année.