Relance de la géothermie haute température



A l’occasion de la signature fin février de deux nouveaux permis exclusifs de recherches de géothermie haute température, (« Permis de Chaudes Aigues-Coren » dans le Cantal et la Lozère et « Permis de Pau-Tarbes » dans les Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) , la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a annoncé vouloir relancer cette filière de production d’énergie renouvelable et sans aucune émission.

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(Croquis, "Sortir du nucleaire").

« Le principe de la géothermie haute température est de prélever des eaux chaudes à grande profondeur soit directement dans une nappe, soit au travers de réseaux de failles où elles circulent naturellement, sans créer de nouvelles fractures. Les eaux prélevées, une fois refroidies, sont ensuite réinjectées. Ces eaux peuvent être utilisées soit pour la production d’électricité dans des centrales géothermiques où elles entraînent des turbines, soit pour la production d’électricité et de chaleur en cogénération, soit uniquement pour l’alimentation en chaleur ». La géothermie est dite à « haute température » quand les fluides dépassent une température de 150°.

« Si la production électrique d’origine géothermique reste encore marginale, puisqu’elle représentait 0,1% de la production d’électricité d’origine renouvelable en France en 2008, le nombre croissant de demandes de permis de recherche sont le signe d’une relance de cette filière énergétique en France. 18 demandes sont actuellement en cours d’instruction au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Pour certaines de ces demandes, des projets de démonstrateurs ont également été déposés, dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « . (D’après communiqué du ministère).