Recyclage des déchets ou électriques et électroniques : Une belle « usine à gaz ” !


La catastrophique filière du recyclage des piles électriques n’est certainement pas un exemple à suivre. Une énorme masse de piles électriques, malgré leur toxicité, “ passent ” toujours dans les poubelles !

Présents encore dans beaucoup de mémoires, les images diffusées par les médias des 3 500 tonnes de vieilles piles et accus rongés par l’oxydation qui s’entassaient à Falaise (14) sur le site de l’entreprise Zimaval . Celle-ci, dénoncée par l’association Robin des Bois, après avoir bénéficié de financements publics, stockait plutôt que de recycler !

En effet, tout ce qui touche au recyclage manque singulièrement de transparence et surtout de contrôleurs de l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement !

En ce qui concerne les déchets électriques et électroniques, c’est à dire l’électroménager, leur collecte et leur recyclage devraient être en place depuis le 13 août 2005 selon la Directive de la communauté européenne 2002-96 du 27 janvier 2003 modifiée.

Ces déchets contiennent en effet des métaux lourds et autres produits toxiques ou dangereux pour l’environnement (écrans, ampoules basse consommation, réfrigérateurs,...)

Mais pour l’instant aucune organisation sérieuse n’a été mise en place à ce jour en France. A peine le Gouvernent a t il publié tardivement le décret 2005-829 du 20 juillet 2005 pour transcrire enfin, en droit interne, la directive européenne.

Les distributeurs de produits électriques et électroniques sont chargés lors de la vente d’un produit neuf de récupérer l’ancien . Les fabricants des produits doivent financer collecte et traitement de leurs produits en fin de vie. (L’objectif immédiat est de collecter d’ici fin 2006 au minimum 4 kg de déchets électriques et électroniques sur les 12 kg annuels produits par habitant).

On attend avec impatience les derniers textes dont doit accoucher la Ministre de l’écologie : le ministère doit en effet en application du décret du 20 juillet 2005 rédiger et publier plusieurs arrêtés pour fixer les modalités de la filière de récupération et de recyclage.

Il parait même que cela discute ferme à ce niveau entre les lobby des fabricants soucieux de payer le moins possibles, ceux des organismes qui vivent (bien) du recyclage et les élus responsables de la collecte publique des ordures ménagères et des déchetteries. Ces derniers comme les citoyens ne tiennent pas à payer une seconde fois le recyclage !

A lire le décret du 20 juillet 2005, la construction d’une véritable « usine à gaz » semble bien plus qu’ébauchée...