Recours contre un permis de construire : Il y a des règles impératives à respecter.



Dans une réponse à une question écrite le Ministère de la justice a rappelé certaine règles spécifiques concernant les recours, dirigés contre un permis de construire. (extraits réponse publiée dans le JO Sénat du 03/02/2011 - page 253)

« … L’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, repris à l’article R. 411-7 du code de justice administrative, précise que les requérants sont tenus de notifier leur recours au bénéficiaire de l’acte ainsi qu’à l’auteur de la décision dans un délai contraint de quinze jours francs, à peine d’irrecevabilité.

De même, l’article L. 600-1 du code de l’urbanisme limite la possibilité d’invoquer devant le juge administratif, par voie d’exception, les vices de forme ou de procédure pouvant toucher certains documents d’urbanismes passé un délai de six mois à compter de la prise d’effet de l’acte en cause.

En outre, l’article L. 600-3 du même code prévoit que lorsqu’une personne autre que l’État, la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale, défère une décision relative à un permis de construire ou d’aménager et assortit son recours d’une demande de suspension, le juge des référés statue sur cette demande dans un délai d’un mois.

Par ailleurs, les requêtes manifestement irrecevables peuvent être rapidement rejetées par simple ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de même que les requêtes qui ne comportent que des moyens inopérants ou irrecevables, une fois expiré le délai de recours.

De surcroît, l’article R. 741-12 du code de justice administrative permet au juge d’infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant maximal est de 3 000 € … »