REACH : une législation plus conciliante qu’ambitieuse.



Presque 6 eurodéputés sur 7 du Parlement européen ont approuvé le 13 décembre 2006 la réglementation Reach qui a pour objet de mettre en place un contrôle des substances chimiques dans le but de supprimer dans l’avenir les plus dangereuses aux plans sanitaire et environnemental.

Les députés écologistes ont a juste titre voté contre le texte dont la version finale par rapport au projet Reach d’origine et devenue très conciliante pour les industriels de la chimie. Les pressions de leur riche lobby ,et de certains gouvernements, dont les US, a en effet pourri la phase d’élaboration finale de Reach pour obtenir des concessions à la limite du déshonorant pour un Parlement élu par les cytoyens et pas par les industriels !

Il faut se rappeler qu’en septembre 2003, Gerhard Schröder, Jacques Chirac et Tony Blair ont demandé en septembre 2003 au président à l’époque de la Commission européenne Romano Prodi, "de ne pas porter atteinte à la compétitivité de l’industrie chimique" !

Contrairement aux communiqués officiels ce n’est pas une législation ambitieuse mais conciliante.

Il y a pourtant urgent à barrer la route à toutes les molécules responsables du développement des allergies et des cancers constatées à notre époque.

Ce n’est d’onc qu’un premier pas, il est vrai qu’il l’ait aussi au niveau mondial. Reach entrera en vigueur le 1er juillet 2007

Aujourd’hui à peine 3000 substances commercialisées sur 100000 sont évaluées

Reach (Abréviation anglaise d’Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) se donne 11 ans !... pour enregistrer 30.000 substances fabriquées ou importées dans l’UE pour des quantités dépassant une tonne par an.

A l’avenir ce sera aux industriels de déterminer la non nocivité des produits auprès d’une nouvelle agence indépendante qui devrait être établie à Helsinki.

Mais on doit au lobby de la chimie industrielle, que les substances les plus dangereuses, notamment celles reconnues pour être cancérogènes, mutagènes et toxiques, pourront scandaleusement continuer à être commercialisées à la condition que les risques soient... maîtrisés… !!??!!

Les industriels devront mettre en œuvre un plan de substitution si cela est possible par un autre produit non nocif ou un réaliser plan de recherche pour trouver un autre produit..

Mais, cadeau supplémentaire de Reach, pour environ 20.000 substances produites en quantité inférieure à 10 tonnes par an, Reach n’exigera pas des industriels de rapport de sécurité chimique et cela pendant au moins 12 ans ! C’est pourtant environ 2/3 des produits concernés !