Quand le grand naturaliste Buffon « hurlait avec les loups » !



La revue HISTORIA de septembre 2006, sous la plume de Françoise Labalette, offre aux lecteurs un article attrayant consacré à l’histoire du loup ou plutôt à la mauvaise réputation qu’il a traînée depuis l’antiquité jusqu’à la fin du siècle dernier.

De la Grèce mythologique, en passant par la « bête du Gévaudan », le loup a toujours été le bouc émissaire chargé de toutes les méchancetés bien humaines : cruauté, avidité, rouerie, stupidité, hypocrisie… C’était aussi le plus grand sérial killer connu d’enfants et de grands mères !

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Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707 – 1788)

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707 – 1788), le grand naturaliste écrivait en 1767 : Dans le loup « il n’y a rien de bon, que sa peau ».…Il a « le naturel pervers, les mœurs féroce ». Il est « odieux, nuisible de son vivant, inutile après sa mort » ! L’article cite d’autres gentillesses tout aussi stupides.

Deux siècles ont été nécessaires pour que ses successeurs naturalistes présentent l’image beaucoup plus fidèle à la réalité d’un animal sauvage, craintif, discret, fuyant l’homme.

Mais la peur du grand méchant loup reste encore bien ancrée en France. Et pour conclure, l’auteur s’étonne que la réapparition du loup dans les Alpes déchaîne les passions « alors que les loups italiens et espagnols vivent en bonne intelligence avec les hommes ».