Pourquoi certaines espèces animales sont classées nuisibles ?



Chaque année, en France, des millions d’animaux sauvages sont tués, tirés, piégés, empoisonnés … Considérés comme « nuisibles », ils sont inscrits sur une liste noire autorisant leur destruction systématique. C’est ainsi que renards, fouines, corneilles, pies, martres, belettes… sont persécutés toute l’année en toute légalité !

L’ASPAS et le RAC proposent une nouvelle brochure couleur de 64 pages démontrant en quoi ce classement des mal-aimés en « nuisibles » ne repose sur aucune justification scientifique ni écologique.

Outre les moyens existants pour protéger les cultures et les élevages (effarouchement sonore, clôtures électrifiées…), les scientifiques affirment aujourd’hui que la nature dispose d’une capacité à s’autoréguler, que l’intervention de l’homme n’est en aucun cas indispensable à un quelconque équilibre écologique.

Pourquoi continue-t-on alors de piéger et chasser sans relâche ces animaux ? Ce dossier fait le point sur cette question en analysant les véritables raisons de ce massacre. Car la plupart des mal-aimés ne sont « nuisibles » qu’aux yeux des pratiquants cynégétiques. Le petit gibier élevé et relâché par (et pour) les chasseurs constitue en effet une proie facile pour les petits prédateurs, ce que n’acceptent pas les chasseurs. C’est la raison principale de ces destructions.

Aujourd’hui, personne n’est en mesure d’estimer la pression exercée par la chasse et le piégeage sur ces dits « nuisibles ». Depuis 1994, 74 % des effectifs de pies bavardes ont disparu en France, le résultat d’un intense piégeage sans quota ni suivi scientifique.

À l’heure où la biodiversité est en danger, des mesures s’imposent pour cesser de persécuter ces espèces animales sauvages indispensables à l’équilibre de la nature. C’est pourquoi l’ASPAS et le RAC luttent pour faire annuler, par la voie juridique, le classement des « nuisibles » en France.

La brochure « Pourquoi certaines espèces animales sont classées nuisibles ? » est disponible sur simple demande écrite à : l’ASPAS ou au RAC, accompagnée de 8 euros (dont 3 euros de frais de port) en timbres ou en chèque.

- ASPAS, BP 505 – 26401 Crest cedex.

- RAC, BP 20 – 25270 Levier.

Cette brochure a été éditée avec le soutien de la Société Protectrice des Animaux et de la Fondation Ligue Française des Droits de l’Animal.