"Pour que les citoyens puissent participer aux décisions, il faut qu’ils aient accès aux connaissances" (Ségolène Royal). Mais il ne suffit pas de le dire..



Le 5 décembre, lors de la présentation du rapport 2014 sur l’état de l’environnement (*), la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a déclaré que « pour que les citoyens puissent participer aux décisions, il faut qu’ils aient accès aux connaissances ».

Cette semaine la CPEPESC a encore constaté que quatre demandes de consultations de dossiers environnementaux touchant à la police de l’eau étaient encore restées sans réponse.

Et quand on sollicite par écrit le Ministère, sur des sujets épineux, la méthode est aussi la même... Mais comment pourrait-il en être autrement puisque dans des affaires contre nature, (par exemple de remblaiement de zone humide sans mesure compensatoire), gagnées en première instance devant la justice par la CPEPESC, c’est le même ministère en charge de l’écologie, qui fait appel du jugement !

Ségolène Royal, changera-t-elle, les méthodes ? Donnera-t-elle pour 2015 des ordres fermes aux préfets d’ouvrir, comme le prévoient les législations française et européenne, les dossiers environnementaux aux citoyens ? D’autant que la rétention idiote d’informations augmente en final la charge de travail de l’administration puisqu’elle entraine systématiquement des recours auprès de la CADA, qui demande à son tour des explications à l’administration...

A l’époque ou la culture du mensonge semble en promotion étatique exponentielle, on est bien certain que rien ne va changer. Dans le cas inverse on ne manquera pas de vous le faire savoir.


(*) Ce rapport sur l’état de l’environnement 2014, est consultable sur le site du ministère :

- lien : http://www.developpement-durable.gouv.fr/L-environnement-en-France-les.html