Poulets d’élevage : Le ministre Bussereau opposé à une limitation à 20 poulets par m2... (Vingt !! Vous avez bien lu !)



Les Ministres disposent de confortables bureaux voire de spacieux logements de fonction... Pourquoi au nom du profit ne pourrait-on en loger une vingtaine dans un même loft ? Ils y auraient assurément des conditions de vie infiniment moins cruelles que les malheureuses volailles des élevages concentrationnaires industrielles qui risquent de continuer à être entassées à plus de 20 par m2 par la volonté du ministre de l’agriculture Dominique Bussereau.

La très grande majorité des Français qui aiment à la fois les animaux et leur pays, "ont mal à leur France" cultivant la barbarie au fronton de l’Europe. Cette position "officielle" contraire aux principes les plus élémentaires et à toute évolution vers un pauvre quota minimum d’humanité est plus que sinistre.

Ce ministre à t il un cœur ? Une sensibilité ? Faut-il l’appeler dorénavant "Monsieur le Sinistre" ?

Grâce à lui le projet de Directive européenne pour la protection des poulets dans les élevages intensifs de toute l’Europe et actuellement débattue par tous les ministres de l’Agriculture risque fort d’échouer...

Cette édifiante information émane de "notre-planete.info"

Pour en savoir plus consulter cette adresse :http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php ?id=952



- Une protection plébiscitée Tous les sondages le montrent, les Français sont très favorables à l’amélioration des conditions de vie des animaux élevés pour la viande. Le dernier en date (1), réalisé sur 25 000 personnes dans l’Union européenne, le montre sans ambiguïté. Ainsi 64% des Français estiment que le bien-être des animaux d’élevage ne reçoit pas assez d’importance. Ce résultat est même de 10 points supérieur à la moyenne européenne. De plus, pour les Français interrogés dans le cadre de ce baromètre, les poulets sont les animaux dont il faut prioritairement améliorer les conditions de vie.

- Comment pourrait-il en être autrement ?...

Les 830 millions de poulets élevés annuellement en France sont presque tous entassés dans des bâtiments fermés et surpeuplés. Du fait de leur croissance très rapide (due à la sélection génétique), beaucoup souffrent de douloureux problèmes aux pattes ou meurent d’insuffisance cardiaque avant même d’être conduits à l’abattoir à un âge pourtant très jeune. « D’après des études faites en élevage intensif, entre 75 et 90 % des animaux ont une démarche altérée, et entre 26 et 30 % ont une démarche sévèrement altérée ».(2) « A partir de l’âge de quatre semaines, les poulets à croissance rapide [poulets d’élevage intensif] passent la majorité de leur temps couchés, et ceci de façon de plus en plus accentuée depuis une vingtaine d’années : ils passaient entre 60 et 70 % du temps en position couchée dans les années 1980 et passent aujourd’hui jusqu’à 80 ou 90 % du temps dans cette posture ».(2)

(1) Eurobaromètre européen : « Attitudes des consommateurs vis-à-vis du bien-être des animaux d’élevage », étude complète sur le site de la commission européenne.

(2) Etude de l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) « Faire marcher le poulet : pourquoi et comment » 2004, INRA Prod. Anim., 17, 45-57.