Plombières-les-Bains (88) : la ville de cure thermale n’est guère efficace pour soigner ses eaux.



En dépit des réclamations successives (depuis 2001 !) concernant ce point noir de l’environnement, l’association ne peut que déplorer la persévérance dans le manque d’empressement de cette « ville d’eau » qui continue de polluer allègrement.

L’Augronne qui passe en souterrain sous la citée thermale continue de charrier papiers hygiéniques et autres miasmes putrides ...

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Cette « ville d’eau sale » aurait dû se doter d’un système d’assainissement aux normes, au plus tard le 31 décembre 2005. (voir article précédent. ).

A la suite des plaintes et protestation, la commune de Plombières-les-Bains avait été mise en demeure le 11 décembre 2009, par le Préfet des Vosges, de réaliser des études et des travaux en vue de la mise en conformité de son système d’assainissement collectif, et ce dans des délais déterminés.

Peu d’effet : Le dossier obligatoire de déclaration loi sur l’eau, relatif au projet de collecte et d’épuration de Plombières-les-Bains qui devait être officiellement déposé avant le 30 avril 2010, ne l’a toujours pas été !

Interrogée par la CPEPESC, la Préfecture des Vosges a même déclaré depuis que ce dossier ne sera pas produit avant le dernier trimestre 2010…

Concernant la station d’épuration de « Plombières Ville », la copie de notification des marchés de travaux, qui devait être transmise au plus tard le 10 juillet 2010 au Service Départemental de la Police de l’Eau, ne lui était pas non plus parvenue à cette date.

A l’occasion d’une saisine de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs), le Préfet de Vosges a récemment du reconnaître que cette notification "n’a pas pu intervenir pour l’instant". De son côté, le Directeur de la DDT 88 (Direction Départementale des Territoires) ne dispose toujours pas de l’étude "rivière" qui doit notamment permettre de "définir précisément la conception à retenir pour la pose des deux collecteurs dans l’Augronne".

La persistance de la mauvaise volonté de cette « ville d’eau » pour résoudre cette situation illégale qui perdure depuis trop longtemps est scandaleuse.

A croire que la loi ne fait même plus peur à personne. Pourtant, outre le délit permanent de pollution, le non-respect d’une mise en demeure constitue un second délit encore plus grave, qui peut être réprimé d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. La CPEPESC a informé le Procureur de la République de cette situation dès le début du mois d’octobre, par le dépôt d’une plainte motivée.

En attendant d’éventuelles sanctions républicaines, la CPEPESC a décidé de remettre en ligne sur internet les images tournées en août 2009, rassemblées ici dans un documentaire vidéo édifiant (6 min environ) sur les dessous chics de la ville thermale de Plombières-les-Bains et la rivière l’Augronne :

- Lien vers le film : http://cpepesc.org/videotheque/plombieres-ville-eaux-usees/ .