Phytoépuration novatrice : La nouvelle Zone Libellule SIVOM de la Palus à St Just (34)



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La Lyonnaise des Eaux et sa filiale la SDEI présentent cette réalisation, mise en eau durant l’été 2009, comme « une première mondiale ». Il est vrai que le concept paraît écologiquement séduisant en matière de traitement tertiaire : Il reproduit un système de zones humides pour affiner l’élimination des macromolécules et micropolluants. « En effet, les stations d’épuration sont efficaces pour lutter contre l’azote, le carbone et le phosphore mais une marge de progrès subsiste pour éliminer certains micropolluants (pesticides, métaux, résidus médicamenteux) ».

Cette zone libellule qui occupe une surface de 1,7 ha, reçoit les eaux d’une station d’épuration d’un capacité de 5000 EH qui traitera les effluents des deux communes de Saint-Just (34) et Saint-Nazaire de Pézan (34) près de Montpellier.

Selon la Lyonnaise, « La Zone Libellule est une solution complémentaire de traitement des eaux usées, basée sur la capacité épuratoire de la nature. Il s’agit d’un ensemble de bassins en eau, regroupant successivement différentes espèces de plantes, choisies pour leurs capacités naturelles à absorber certains polluants. Ainsi, le nénuphar présente la capacité d’absorber le zinc, présent par exemple dans les shampoings. La zone est conçue pour abriter différentes types de milieux humides (bassin à phytoplancton, roselière, méandre, delta, prairie humide….) qui permettent de varier les vitesses d’écoulement, les profondeurs d’eau, etc. afin d’améliorer le traitement. De même, de nombreux résidus pharmaceutiques sont photosensibles, c’est-à-dire qu’ils se décomposent lorsqu’ils sont exposés à la lumière pendant une durée suffisante. Le delta et les méandres permettent ainsi d’éliminer ces résidus.

L’eau traitée par la station d’épuration traverse la Zone Libellule en une dizaine de jours avant de rejoindre le milieu naturel en direction de l’étang de l’Or ».

Un suivi du fonctionnement est prévu, de même que la visite ouverte au public comme un jardin botanique et des inventaires faune/flore permettront de suivre le développement écologique.

(D’après diverses sources et communiqué de la Lyonnaise des eaux).