Pauvres bêtes de Somme ! Un groupe BTP du Nord veut construire une usine à lait concentrationnaire de 1000 vaches



Un entrepreneur BTP du Nord, Rameri, veut construire sur les communes de Drucat Le Plessiel et Buigny Saint Maclou (80) une usine étable concentrationnaire de 1000 vaches laitières.

A terme ce sont 1750 bêtes (1000 vaches et 750 veaux) qui séjourneraient 365 jours par an dans un bâtiment fermé équipé d’un système d’entretien et de traite robotisés, pour produire 20m3 de lait par jour. Finis les verts pâturages au printemps et en été, au menu : maïs, soja importé et luzerne.

Un projet destructeur pour la ruralité

On ne parle plus ici d’un projet agricole mais bien du projet d’un industriel. La disparition des quotas laitiers est prévue en 2015. Ce projet viendra donc en concurrence directe avec les petits élevages traditionnels déjà en grande difficulté. L’impact économique sur ces petites exploitations sera fort avec le risque de disparition de troupeaux et donc du réseau de pâtures et prairies encore préservées.

Un tel projet détruirait la ruralité et les petits paysans. Il nous éloigne d’un modèle d’agriculture paysanne à dimension humaine, intégrée à l’environnement.

Une enquête publique réalisée… au mois d’août !

Le dossier présenté ne répondait pas aux traumatismes qu’entrainerait le projet :

Quel impact économique sur la filière laitière artisanal locale ?

Quel impact sur les pratiques agricoles ?

Développement de la maïsiculture au détriment des pâtures ?

Un plan d’épandage bien incomplet à ce jour : des accords pour 1200 Ha alors qu’il faut trouver à terme 2700 Ha au total pour épandre le lisier. La méthanisation des effluents ne pourra qu’augmenter la pollution.

Concernant le mode d’exploitation, les risques sanitaires sont majorés dans ces élevages concentrationnaires où le stress fait partie de la vie quotidienne des animaux. Des risques sanitaires accrus donc des traitements par antibiotiques accrus. On sait maintenant que des résidus d’antibiotiques sont retrouvés dans les eaux superficielles et que des souches de bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques par une utilisation immodérée en médecine humaine et surtout dans les élevages industriels.

En 25 ans, plus de la moitié des exploitations agricoles ont disparu

Elles étaient 609000 en 1988, 326000 en 2007.

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