PYRENEES : L’ours Balou blessé par un chasseur qui aurait fait un tir "d’instinct" !



Lors d’une battue de sanglier près de Pradès (09), un chasseur a cru apercevoir un animal, il aurait alors fait "un tir d’instinct" avant de se rendre compte qu’il s’agissait probablement d’un ours !

Il s’agit de l’ours Balou, identifié grâce à l’émetteur radio dont il a été doté depuis son arrivée de Slovénie en 2006. Il n’aurait été heureusement touché qu’au talon et serait donc toujours en vie.

Une fois de plus on a affaire à un tir avant identification de la cible et de l’espèce, ce qui constitue un très grave manquement aux règles de sécurité les plus élémentaires pour un chasseur. Il est vrai que les sanctions délivrées par les juges français restent dérisoires...

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Une chasse au sanglier dans les Pyrénées. Ici, sur le santier de grande randonnée GR10, le 25 août 2008.

Des millions de randonneurs parcourent en tous sens les Pyrénées durant les mois d’été et aucun ne fut jamais agressé par un ours ! Vu les circonstances, on constate aujourd’hui qu’un randonneur à mille fois plus de risques d’être flingué dans les Pyrénées par un « chasseur » qu’agressé par un ours !

A suivre.


NDLR : Les cas de tirs de chasseurs « à l’instinct », bien qu’inacceptables ne sont pas rares. Mais en l’absence de témoins très peu donnent lieu à sanction. En 2007, en Haute-Saône des chasseurs irresponsables tirent dans les buissons : c’était un chat sauvage protégé par la loi ! Des gardes se trouvaient là qui ont fait leur devoir.(Ce n’est pas toujours le cas en raison semble-t-il en raison de consignes « officielles officieuses »…). Mais pour une fois, il y a eu jugement et sanction. Cependant le permis de chasser n’a même pas été suspendu par le juge alors que la loi prévoit cette sanction… ( Voir page Deux dangereux chasseurs condamnés.)

A la veille de Noël de la même année, un jeune Haute-Marnais recevait une balle en pleine tête, alors qu’il était dans un endroit tranquille, dans sa voiture, avec sa petite amie...

Au-delà du respect des législations sur la chasse et la protection des espèces, ont peut se demander pourquoi les cas de « tirs à l’instinct » dont viennent à connaître les tribunaux, ne font pas l’objet de poursuites systématiques pour mise en danger de la vie des autres ?