PCB rivières comtoises contaminées : L’administration livre enfin ses résultats avant de prendre des interdictions de consommation de poissons



(Dessin extrait de www.pecheurs-en-colere-lac-annecy.com/ ) Ca mijotait depuis des jours. La Préfecture de Besançon s’est décidée à communiquer, sur la situation du PCB dans les rivières comtoises par une conférence de presse qui a eu lieu, ce lundi 27 juillet 2009, en après midi. Des arrêtés d’interdiction vont être pris sur certains cours d’eau.

Comme on le pressentait la situation n’est pas rose. Officiellement on cherche à rassurer en déclarant que l’on peut se baigner et que seuls les pêcheurs vont être concernés par de futurs arrêtés d’interdictions de consommation et de vente de tous ou de certains poissons.

Ces arrêtés devraient être pris suivant la situation de chaque rivière concernée au regard des taux de concentration de PCB dans la chaire des poissons. L’administration a annoncé une concertation préalable avec les fédérations de pêcheurs et les maires.

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Le Doubs très concerné

En attendant la pollution au PCB des poissons du DOUBS est confirmée depuis le barrage de MATHAY (25) jusqu’au confluent de cette rivière avec la SAONE !

Dans le secteur de Montbéliard, sont aussi pollués en partie : La Savoureuse, l’Allan, le Gland ; En Haute-Saône la Combeauté ; Dans le Jura, la Vallière.

Les investigations ont révélées aussi que certains tronçons de rivières semblent indemnes de PCB comme la Saône amont au-delà d’APREMONT (70), l’Ognon au niveau de MELISEY (70), l’Ain au niveau du lac de Vouglans (39),...

D’autres résultats sont à venir. Une nouvelle carte de la pollution au PCB est annoncée pour le premier trimestre de l’année prochaine…

Mais il doit surement y avoir du PCB en bien d’autres endroits et c’est sur des centaines de sites qu’il faudrait rechercher cette pollution.

En attendant, ces résultats devront être passés à la loupe… par tous ceux qui s’intéressent à ces rivières. Il serait souhaitable, que l’administration les mette rapidement en ligne sur internet dans le cadre du droit à l’information environnemental de tous les citoyens.