Murin de Daubenton



Murin de Daubenton - Myotis daubentonii

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F. Schwaab ©

Description, caractères distinctifs [1] :

  • Longueur avant-bras : 33 à 42 mm
  • Longueur oreille : 10 à 14 mm
  • Longueur Tête + Corps : 43 à 55 mm
  • Poids : 6 à 12 g
  • Envergure : 240 à 275 mm

Répartition régionale :

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Répartition nationale : ici

Statuts de protection et listes rouges :

  • Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
  • Espèce inscrite à l’annexe IV de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore
  • Listes rouges :
    • Franche-Comté : Préoccupation mineure (LC)
    • France : Préoccupation mineure (LC)
    • Europe : Préoccupation mineure (LC)
    • Monde : Préoccupation mineure (LC)

Habitat et gîtes :

Les milieux de prédilection du Murin de Daubenton sont les zones humides, les eaux calmes. Ainsi, en période de reproduction, il utilise majoritairement pour gîte les disjointements des ponts, les chambres de mine des ouvrages et aussi les cavités arboricoles, à proximité des milieux humides.

Biologie et écologie de l’espèce :

Il chasse les insectes en volant au ras de l’eau. Les proies capturées sont essentiellement des Nématocères (chironomes) et des Diptères typiques des eaux calmes. Il préfère les étendues d’eau calmes, lacs, mares et bras morts et les boisements rivulaires et lisières forestières, riches en insectes. Habituellement, cette espèce est casanière et ne s’éloigne guère au-delà de quelques centaines de mètres. Mais elle peut pousser des incursions à 4 km. En hiver, les Murins de Daubenton sont cavernicoles (caves, grottes, tunnels...).

Distribution et population :

D’après la synthèse 2004-2009, la population régionale est estimée à 1 300 individus en période de reproduction. Le Doubs accueille 70% des effectifs recensés, sur 5 sites (dont 1 accueille la plus grosse colonie connue avec près de 400 individus). En hibernation, 110 individus répartis sur plus de 60 sites.

Menaces :

Une gestion et une exploitation des ponts sans prise en compte de l’espèce ainsi que l’assèchement des zones humides au profit de l’irrigation, tout comme une gestion forestière qui ne tient pas compte également de la présence des vieux arbres à cavités aura une forte incidence sur l’espèce.



[1] Arthur L., Lemaire M., 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 544p.