Mortalités piscicoles : L’Agence de l’Eau dit NON aux analyses en continu sur la Loue et autres cours d’eau comtois !



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Par une demande du 21 octobre 2010, la CPEPESC avait sollicité le soutien et le concours du Directeur de l’Agence de l’Eau RM&C et du Préfet de la Région Franche-Comté, pour que soient mis en place des appareils d’analyse et d’enregistrement en continu permettant d’obtenir une connaissance dynamique optimum de « ce qui se passe » dans la rivière.

- Pour voir cette demande, lien : Pollutions et mortalités piscicoles dans la Loue et autres cours d’eau comtois : La CPEPESC réclame des analyses en continu, infiniment plus représentatives que les prélèvements ponctuels.

Réflexions, ONEMA et experts.

Le 4 février 2011, la CPEPESC a reçu la réponse suivante de Monsieur Philippe CLAPÉ, Délégué de l’Agence de l’Eau RM&C :

« En réponse à votre demande de mise en place d’une station de mesure automatique, j’ai souhaité disposer de l’analyse de nos spécialistes à Lyon en la matière.

Au regard, d’une part, des apports complémentaires de cette station par rapport au suivi que nous engageons déjà au travers du Réseau de Contrôle de Surveillance et du Contrôle Opérationnel et, d’autre part, des coûts induits, je vous confirme que nous ne souhaitons pas mettre en place une station de mesures semblable à celle utilisée par l’Agence de l’Eau Artois Picardie.

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Détail de l’analyse produite par les services de l’Agence de l’Eau RM&C

Vous trouverez, ci-joint, le détail de l’analyse produite par nos services.

Le seul avantage est la mesure du phytoplancton et la surveillance de l’apparition de cyanobactéries dans le milieu. Cette surveillance pourrait être avantageusement effectuée par des spectrophotomètres portatifs qui permettent la différenciation du phytoplancton et des cyanobactéries in situ.

Je vous rappelle également que l’Agence de l’Eau s’implique et souhaite poursuivre les réflexions et les actions en faveur de la compréhension de ces mécanismes au travers d’une expertise nationale engagée par l’ONEMA et par l’animation d’un groupe local d’expert. »


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Une réponse peu convaincante.

Comment croire qu’il n’y a pas d’autres motivations non écrites à ce refus de mettre en œuvre des techniques modernes de mesures en continu de la qualité de l’eau des rivières ? Pourtant l’Agence de l’Eau RM&C est financièrement la plus puissante de France, un pays qui se prétend en pointe en technologie de gestion et de traitement des eaux. Curieux !

Et quant à l’expertise nationale dont serait chargée l’ONEMA, des responsables de la CPEPESC ont appris le 4 février, lors d’une réunion au Conseil Général du Doubs, que celle-ci n’avait pas encore été lancée et même, que le poste dévolu à cette opération n’est toujours pas pourvu ...