« Merci pour l’eau du robinet » ...source d’énormes bénéfices des grandes sociétés de distribution d’eau ?



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« ... et merci pour l’eau du robinet ! »

C’est le message publicitaire actuel et un peu tarte, que les grandes sociétés de distribution d’eau assènent actuellement aux téléspectateurs sur le petit écran.

Le message n’est pas clair.

Faut-il comprendre que ce sont ces grandes sociétés qui remercient « l’eau du robinet » pour les énormes bénéfices qu’elles ont engrangés sur ce service public que leur a abandonné la presque totalité des villes françaises !

En effet, vu le contexte, il faudrait être particulièrement culotté pour faire dire au citoyen consommateur et bon payeur : "Merci pour l’eau du robinet" !

Le graphique ci-dessous se passe de commentaires... Plus que la pollution, ce sont les spéculations acharnées qui ont fait de l’eau, un bien à l’origine gratuit, l’une des matières premières les plus coûteuses de la planète.

ÉVOLUTION DU PRIX UNITAIRE DE L’EAU DU MOIS DE JUILLET SELON LES TROIS SOURCES NATIONALES DISPONIBLES (1990-1999) {Sources : Syndicat professionnel des distributeurs d'eau (SPDE), Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Sources : Syndicat professionnel des distributeurs d’eau (SPDE), Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Extrait du rapport d’information enregistré le 22 mai 2001 en conclusion des travaux d’une missiond’évaluation et de contrôle constituée le 20 décembre 2000 sur LE FINANCEMENT ET LA GESTION DE L’EAU).

« Main basse sur l’eau des villes »

C’est le titre d’un excellent article paru dans le Monde diplomatique de mars 2005 (en page 16)et signé Marc Laimé, un journaliste, qui est aussi l’auteur d’un livre intitulé « Dossier de l’eau. Pénurie, pollution, corruption » , (Seuil, Paris, 2003).

Consulter l’article « Main basse sur l’eau des villes ».