Les extinctions actuelles des poissons d’eau douce sont dues aux pressions anthropiques beaucoup plus qu’au changement climatique.



Selon une étude des chercheurs du laboratoire BOREA (CNRS / IRD / MNHN / UPMC), de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) les extinctions actuelles des poissons d’eau douce sont dues bien davantage aux pressions anthropiques qu’au changement climatique.

« Les taux d’extinction provoqués par les activités humaines au cours des deux derniers siècles sont quant à eux beaucoup plus préoccupants : en moyenne 150 fois plus importants que les taux d’extinction naturelle et 130 fois plus importants que les taux d’extinction prédits en fonction du changement climatique. Ces résultats montrent qu’à moyen terme, le changement climatique ne représenterait pas la principale menace sur la biodiversité des poissons. Les extinctions actuelles provoquées par la pollution, la dégradation de l’habitat, les introductions d’espèces ou encore la fragmentation liée aux barrages sont très largement supérieures à celles qui seraient dues au changement climatique.

Ces résultats, qui contrastent avec les précédentes estimations, sont publiés dans Journal of Applied Ecology.

Voir l’intégralité du : Communiqué de presse du 25 septembre 2013 du Muséum national d’Histoire naturelle