Retour sur le désastre de la restauration de la Méline ou les déboires d’une petite rivière qui voulait tranquillement retourner dans son lit.



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Depuis 2008, la CPEPESC a participé à de nombreuses réunions de travail du Comité de Rivière Durgeon avec le Syndicat Mixte d’Étude et de Travaux pour l’Aménagement du Durgeon et de ses affluents (SMETA) au sujet du projet de restauration de la Méline, petit affluent du Durgeon .

Ce projet semblait faire l’unanimité jusqu’à ce que le 19 septembre 2009, un vote de l’assemblée du SMETA « casse » le projet dont elle avait toujours approuvé par le passé à une large majorité les choix.

On lira la réaction scandalisée du président du SMETA adressée à M Alain CHRETIEN, président de la Communauté de Communes de l’Agglomération (CCAV) de Vesoul mais aussi Président du Comité de Rivière Durgeon, artisan de cet abandon. (Voir : "Au pays de Vesoul, les rivières comptent pour du beurre..."

A la suite, le président du SMETA, Michel Mourand démissionnera de tous ses mandats.

Le 6 décembre 2011, lors de la réunion du Comité de Rivière. En préambule M. CHRETIEN a précisé que La Méline n’était pas à l’ordre du jour et qu’il évoquait le problème "pour mieux l’évacuer" (sic). Pour lui, le Contrat de Rivière ne se limite pas à la renaturation de la Méline, on a voulu prendre la Méline en otage ... Et le meilleur : "ce sont les élus du peuple qui décideront souverainement de reprendre ce dossier, pas l’État, ni les associations écologistes !" Et M. Noël Virot d’en rajouter : "on ne peut pas sortir la Méline de son lit pour la mettre dans des prairies occupées". Etc…

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La Méline

Un étonnant virage !

Le représentant de la CPEPESC est intervenu pour simplement rappeler que la restauration de la Méline était un projet phare du contrat de rivière qui avait été sabordé par une partie de ceux qui portaient le projet. Et qu’indépendamment du fait que ces agissements étaient particulièrement scandaleux, se posaient maintenant deux questions :

1- Devenir du contrat de rivière : si c’est pour se limiter à la satisfaction des obligations réglementaires, je ne vois pas l’intérêt de poursuivre.

2- Méline : les études ont été financées en partie par Peugeot dans le cadre des mesures compensatoires à la destruction d’une zone humide pour son extension. L’abandon de ce projet de restauration de la Méline n’exonère pas pour autant Peugeot de compenser les remblais en zone humide.

Après quelques autres interventions, M. Chrétien finit par dire que le dossier de la Méline n’est pas abandonné, mais qu’il sera revu ....

Effectivement, un nouveau projet pour la Méline se dessine. Mais celui-ci est loin de répondre aux attentes du milieu. Michel Bourgeois, nouveau président du SMETA , prône désormais la modestie dans le dossier de la Méline, mais également pour tout le dossier du Contrat de Rivière. Aujourd’hui, même l’Agence de l’Eau, se pose la question de la poursuite des financements d’autant que le bilan à mi-parcours exigé par l’Agence n’est toujours pas réalisé, et que les chargés de mission quittent le SMETA et ne sont pas remplacés...

(A suivre)