La voie ferrée plombait la zone humide près de Montbéliard.



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Fin avril 2012, lors d’une visite dans les dernières reliques de zones sauvages et humides dans l’aire urbaine de Montbéliard, un responsable de la CPEPESC fait une très désolante découverte dans la zone humide située au bout de l’aérodrome de Courcelles les Montbéliard, sur le territoire de la commune de BART

Des dizaines de batteries sèches avaient été jetées depuis la voie ferrée Voujeaucourt – Montbéliard, au bord des ces zones humides pourtant protégées par la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard.

Manifestement à chaque fois que des agents devaient changer des batteries dans une sorte d’armoire électrique située en bordure de voie ferrée, ils les jetaient dans la zone humide !!

Patiemment, le « découvreur » de ce triste état de fait a remonté patiemment toutes les batteries encore pleines contre d’armoire électrique...

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Mais plus loin, il y en avait encore...

Plus loin sur le sol beaucoup d’autres batteries ouvertes entières ou en morceaux. Certaines étaient en parties enfouies dans la zone humide. En longeant la voie ferrée jusqu’à la fin des zones humides, ce spectacle désolant se représentait tous les 50 mètres environ !

A chaque fois, il a remonté des batteries entières sur le remblai bordant les voies, en espérant que les cheminots les ramasseraient, le temps de faire intervenir l’association auprès de l’entreprise ferroviaire.

Les métaux lourds utilisés dans les piles et batteries, posent par leurs toxicités respectives, de graves problèmes écologiques voire sanitaires. Il est donc totalement irresponsable de s’en débarrasser ainsi surtout dans un milieu humide servant de biotope à de nombreuses espèces.

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Un dossier rondement solutionné

Après discussion de l’affaire à l’association, un mail est adressé à la responsable environnement de Réseau Ferré de France (RFF) pour dénoncer la situation et réclamer le ramassage de tous ces déchets dangereux de batteries (ainsi que des tubes ouverts ou fermés contenant de la poudre ?!). L’association a par ailleurs réclamé que ce genre de négligence grave ne se reproduise plus, sinon elle se verra dans l’obligation de porter plainte.

Le 22 mai, que la responsable de RFF répond qu’elle a transmis la plainte à ses collègues et que la SNCF s’occupait de gérer le sujet avec ses antennes locales. Une relance sur le respect des procédures a été faite auprès de ses agents. Le maximum serait fait pour que ce genre de chose ne se reproduise plus.

Le 23 juillet, lors d’une nouvelle visite sur le terrain, le même responsable de l’association a pu constater avec satisfaction que tous les déchets, même les batteries à moitié enfouies et les petits débris avaient été enlevés. Une preuve de plus qu’avec la SNCF, tout est possible !