La publication de l’INSEE « Les acteurs économiques et l’environnement » (2017) souligne les bonnes performances économiques des exploitations en agriculture bio



L’Insee et le Service de la donnée et des études statistiques du ministère en charge de l’environnement viennent de publier et mettre en ligne une édition inédite de la collection « Insee Références » intitulée Les acteurs économiques et l’environnement édition 2017, un ensemble d’analyses et d’indicateurs visant à dresser un panorama synthétique des interactions qui existent entre l’environnement et l’économie en France.

Sont présentés 5 dossiers :

- La facture énergétique du logement a baissé depuis 2013 malgré la hausse de la fiscalité
- Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?
- Une analyse de la baisse des émissions de CO₂ dues à la combustion d’énergie en France depuis 1990
- L’inégale capacité des ménages à agir en faveur de l’environnement
- Caractérisation des espaces consommés par le bâti en France métropolitaine entre 2005 et 2013

Lien vers ce document sur le site de l’INSE : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3280922 ?sommaire=3280952

Le rapport consacré à l’agriculture bio est très encourageant

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DOSSIER. Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?

Extraits : « L’agriculture biologique ne cesse de progresser en France depuis 20 ans en réponse à la demande croissante des consommateurs et sous l’impulsion des politiques publiques incitant au développement de pratiques plus respectueuses de l’environnement. Avec des surfaces et/ou des cheptels plus petits qu’en conventionnel, les exploitations bio spécialisées en viticulture, en maraîchage ou dans la production de lait de vache ont enregistré en moyenne en 2013 une meilleure rentabilité par unité physique de production et par capitaux engagés que les exploitations conventionnelles.

Ce différentiel de performance peut avoir plusieurs sources : une meilleure valorisation des productions biologiques du fait de prix plus élevés qui compensent une productivité plus faible, une meilleure maîtrise des consommations intermédiaires, parfois des subventions dédiées qui viennent soutenir les résultats, ou encore un recours plus systématique à la commercialisation des produits en circuit court. D’autres facteurs, indépendants du mode de production, sont néanmoins susceptibles de contribuer aux différences observées.

L’importance économique de l’agriculture biologique (AB) dans l’agriculture française n’a cessé de se renforcer depuis 20 ans. Dans son dernier bilan annuel pour 2016, l’Agence Bio recensait 32 262 exploitations engagées en bio (certifiées ou en conversion) sur plus de 1,5 million d’hectares, soit 7,3 % des exploitations françaises, 10,8 % de l’emploi agricole et 5,7 % de la surface agricole utilisée. En 1995, moins de 5 000 exploitations couvraient tout juste 100 000 hectares. La consommation de produits bio, satisfaite à 80 % par des productions nationales (hors produits exotiques), enregistre elle aussi une croissance très dynamique depuis plusieurs années : les achats de produits alimentaires biologiques atteignent près de 7 milliards d’euros en 2016, en hausse de 20 % par rapport à 2015, et représente 3,5 % des achats alimentaires à domicile des ménages. »