La pollution par les pesticides (phytopharmaceutiques) agricoles*


Avec l’utilisation de 110 000 T par an de pesticides, la France (pour 20 millions d’hectares cultivés) figure au second rang des nations après les Etats Unois en la matière.

Il faut savoir qu’il existerait environ un millier de molécules différentes sur le marché et qui ne peuvent toutes être recherchées par les analyses, souvent coûteuses. De plus certaines de ces molécules se transforment dans le milieu souterrain... Une grande part de ces éléments se retrouvent suite à un entraînement par les eaux de pluie, dans les nappes, les rivières et les captages d’eau destinés à la consommation parfois à des concentrations dépassant énormément les seuils limites.

La contamination des eaux par les pesticides agricoles est une source d’inquiétude amplement justifiée en raison de leur toxicité.

Lorsqu’une une molécule est interdite d’usage, elle est remplacée par d’autres pas forcement moins nocives..

Selon l’Institut Français de l’environnement (Ifen) des résidus de pesticides sont présents dans 75% des eaux superficielles et dans 57% des eaux souterraines. (juin 2006).

Les politiques de réduction volontaire des pesticides, aussi intéressantes qu’elle soient, ne réduisent que très faiblement le problème, d’autant que l’agriculteur a, en général pour habitude de surdoser pour être certain des effets.

Ïl existe un catalogue des produits phytopharmaceutiques et de leurs usages homologués en France qui peut être consulté en ligne :http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

Pour ne pas empoisonner la planète,

il y a urgence à développer des méthodes alternatives d’agriculture biologique c’est à dire non chimiques. (Les travaux de la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimention et l’agriculture) qui se sont tenu à Rome en mai 2007 une véritable reconnaissance de l’utilité bénéfique de l’agriculture biologique partout au plan mondial.voir ces conclusions.

La responsabilité de l’agriculture chimique est écrasante. Le jardinage (parfois montré du doigt par les agriculteurs chimiques) utilise moins de 2% des pesticides commercialisés, c’est à dire environ 2200 T. par an. Ce qui il est vrai n’est pas de toute façon négligeable.


NB : Une expertise scientifique collective sur l’utilisation des pesticides et leurs impacts environnementaux a été menée par l’Inra et le Cemagref en 2005 En savoir plus.

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(NB « Les limites réglementaires en matière de résidus de pesticides ne protègent pas les gens contre les maladies, affirme le professeur Belpomme. Ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition d’une dose, même infiniment petite, tout au long d’une vie. Il est scientifiquement prouvé que ces molécules perturbent le système de reproduction. Elles sont non biodégradables, s’accumulent dans la graisse humaine et se transmettent de la mère à l’enfant ».(Cité par "Le Monde" du 22/2/2006).


En avril 2002, le gouvervement avait officialisé l’agriculture dite "raisonnée" par décret(décret 2002-631 du 25/04/02). Celle-ci n’a rien à voir une méthode altenative non chimique :

La qualification "agriculture raisonnée" peut être attribuée à un agriculteur pour 5 ans par un organisme certificateur agréé au vu d’un dossier ...

Un grande partie des engagements auxquels doivent souscrire les agriculteurs concerne l’engagement de respecter tout ou partie de... la reglementation en vigueur !