La mise en décharge contrôlée des déchets urbains n’est pas interdite s’ils sont ultimes ! *


Contrairement à ce que prétendent certains "officiels" mal informés, le stockage des déchets n’est pas interdit dans des sites d’enfouissement adaptés, lorsque l’on en a extrait au préalable tout ce qui est économiquement valorisable ; les déchets restants sont en effet des déchets ultimes au regard de la loi.

ATTENTION

Cette page n’a pas été actualisée en fonction de l’évolution de la législation. depuis sa rédaction.

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Selon l’article L 541-1 du Code de l’Environnement : « Est ultime un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux ».

« Une interprétation abusive avait conduit à soutenir il y a dix ans que seuls les résidus d’incinération constitueraient des déchets ultimes, ce qui correspondait à un schéma qui aurait systématisé le recours à l’incinération ». (Cf. réponse du ministre de l’environnement publiée au JOAN du 15 Avril 2002 (page 1998) sur la définition des déchets ultimes).

Quant aux Plans Départementaux d’Élimination des Déchets ils ne sont pas forcément conformes à l’esprit de la législation qui a été détourné dans certains départements où le recours à l’incinération" est particulièrement "systématisé" !

Or, l’INCINERATION des DECHETS est une erreur dans un contexte de réchauffement de la planète et des perturbations climatiques alliant avancées de la désertification, montée du niveau des océans, catastrophes naturelles (inondations, tempêtes..). On continue allégrement à incinérer : la pire solution et la plus coûteuse, même avec des « fours aux normes » !

- Les fours incinérateurs engouffrent quotidiennement des quantités phénoménales de détritus, faisant ainsi disparaître de la vue du consommateur/producteur de déchets, les montagnes d’ordures qu’il produit. Par cet artifice, il devient plus facile d’éluder les sources réelles du problème, que sont le gaspillage et la surproduction de déchets.

La CPEPESC reste persuadée que le stockage des seuls déchets ultimes (c’est-à-dire après un tri poussé) dans des centres d’enfouissement techniques, bien gérés et établis dans des sols imperméables, constitue à ce jour la solution la moins nuisible à l’environnement.

La résorption des déchets par l’activité bactérienne s’y effectue sur plusieurs dizaines d’années et les rejets de méthane ou d’effluents sont limités et peuvent être traités.

- Autre petit détail qui a son importance : les défenseurs de l’environnement peuvent visiter les points de rejets terrestres. Ils n’ont pas accès aux sommets des cheminées des incinérateurs...

Lors de la création d’un projet de Centre d’Enfouissement Technique, les positions des "défenseurs de la nature" sont bien souvent très différentes de celles des membres de "comités de défense locaux", dont la motivation est d’abord "pas de ça près de chez nous !".

Sur ce point, il a été très révélateur de voir les habitants d’une petite ville du nord de la Franche Comté manifester bruyamment contre la future pollution des eaux provoquée par un projet de centre d’enfouissement technique de déchets ultimes. Leur conscience écologique, à géométrie variable, leur faisait oublier dans le même temps que leur ville n’était même pas équipée d’une station d’épuration et polluait (pollue toujours) la rivière, à flot continu...

En savoir plus sur La position de la CPEPESC sur l’incinération de déchets.

En savoir plus sur La position de la CPEPESC sur l’élimination des déchets en général.


Observations sur les émissions de méthane .

Il est vrai que les décharges émettent du méthane dans l’atmosphère et que celui-ci est un « gaz à effet de serre » ayant une influence sur le climat.

Mais ces émissions, provenant de la décomposition anaérobie des déchets, sont étalées sur au moins 30 ans et surtout le volume de CH4 rejeté peut être réduit de plus de 70%, si les alvéoles d’enfouissement sont étanches et recouvertes par une géomembrane. Des puits permettent alors de récupérer ce gaz, pour le faire brûler ou mieux pour produire de l’énergie.

(Le plus gros producteur de méthane est, en France, l’agriculture qui approche les 60% de CH4 rejeté dans l’atmosphère. A titre indicatif, une vache laitière rejette environ 350 g. de CH4 par jour ! ! )