La salle de traite de la « ferme des 1000 vaches » de la Somme, démontée par la Confédération paysanne.



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Une cinquantaine de paysans venus de toute la France, dont quatre en provenance du Doubs, sont entrés le 28 mai 2014 au matin sur le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches dans la Somme.

Selon son communiqué , « la Confédération paysanne a, une nouvelle fois, pris ses responsabilités. Ses militants ont démonté, en prenant soin de ne rien détruire, une partie de la salle de traite, énorme machine destinée à traire trois fois par jour les 1000 vaches que cette usine doit accueillir. Ces pièces devaient être apportées dans la journée à Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, pour lui montrer une nouvelle fois notre opposition forte à ce projet qui lui, détruit des emplois paysans.

Ci-contre une photo qui montre l’accueil réservé par le ministre de l’agriculture à Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne !

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Nous savons désormais qu’il n’y a pas de volonté politique d’empêcher l’aboutissement de ce projet. La répression syndicale observée depuis plusieurs mois, tout comme l’accord d’un permis de construire non-conforme à la loi ou les amendements à la Loi d’avenir agricole ne laissent plus place au doute. Aujourd’hui, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre militants (parmi eux une doubiste), affichant ainsi cette volonté de l’Etat de mettre à mal la mobilisation. Les militants de la Confédération paysanne se sont rassemblés devant la gendarmerie d’Abbeville pour demander la libération des paysans interpellés.

Le gouvernement doit clairement se prononcer sur sa vision de l’agriculture. Est-ce son souhait de voir des fermes-usine, destructrices pour l’environnement et entraînant la disparation des paysans, remplacer les fermes à taille humaine, porteuses d’emplois, de dynamisme pour les territoires et qui fournissent des produits de qualité ?

Et localement, si des projets semblables à celui-ci venaient à voir le jour dans les bassins versants du Doubs, de la Loue et du Dessoubre, que deviendrait l’état de nos rivières ?

La volonté des paysans de la Confédération paysanne, soutenus par les citoyens, est très forte. Malgré les risques encourus face une justice aux ordres, nous ne pouvons laisser détruire notre avenir. Nous ne risquons pas notre liberté avec plaisir ».