"La croissance infinie est rigoureusement impossible sur une planète aux ressources limitées ».


Sur le terrain, protéger la nature jour après jour des agressions humaines de toutes sortes c’est jouer un rôle indispensable de défenseurs de ce qui subsiste encore du capital naturel et vivant, bien le plus précieux de l’humanité.

Au delà s’il veut assurer des fruits durables à son action, le défenseur de la nature ne peut que s’intéresser au problématique avenir de la planète : en un demi sècle tous les grands cycles biogéochimiques de notre biosphère ont été perturbés ...Nos modes de production et de consommation ne peuvent plus continuer sur la même lancée.


A l’heure actuelle, 20% des être humains (c’est à dire "NOUS, les « pays riches ») consommont 80% des ressources naturelles terrestres !

Et ces pays riches exportent en direction des pays pauvres leur mode de vie et de gaspillage !

- La consommation des ressources naturelles renouvelables est supérieure à leur régénération naturelle,

- L’exploitation des ressources naturelles non renouvelables s’effectue sans que soit mis progressivement en place des ressources de remplacement renouvelables ;

- L’importance des pollutions et déchets rejetés dans la nature excède ses capacité d’absorption.

- La diversité biologique s’appauvrit sur toute la surface du globe ;

- Les grands cycles terrestres sont déséquilibrés (cycle du carbone entraînant l’effet de serre et le réchauffement de la planète, cycle de l’azote avec la pollution des eaux souterraines par l’agriculture intensive, ....)

L’URGENCE devrait être à une DECROISSANCE SOUTENABLE

Il y a maintenant urgence à réduire la surconsommation en évitant le gaspillage et pollution. Il faut donc se mobiliser pour inciter les responsables des nations à choisir d’autres voies plus raisonnables que le modèle actuel de l’idéologie dominante du tout économique.

Il exploite dramatiquement la planète et l’oriente vers une séries de catastrophes écologiques qui risquent de devenir de plus en plus inéluctables.

Son seul moteur est la rapacité financière.

Aujourd’hui, même les économistes s’affolent en constatant que la science et la technique ne pourront, comme ils en avaient rêvé, sauver la planète du naufrage... On parle beaucoup de « Développement durable » ou « soutenable ».. Mais a bien regarder les chiffres de la surconsommation mondiale c’est plutôt une « décroissance soutenable » qu’il faudrait mettre en œuvre rapidement. Et surtout commencer à agir.

Il faut en effet répéter inlassablement que « la croissance infinie est rigoureusement impossible sur une planète aux ressources limitées ».

Il faut se mobiliser en premier lieu contre le matraquage publicitaire. Il n’a pas d’autre objectif que de pousser les gens à une surconsommation boulimique injustifiée qui engendre le pillage des ressources naturelles et du tiers monde pour produire plus encore de déchets et pollutions. (voir page..)

Il faut aussi que chaque personne à son niveau se remette en cause et cherche à consommer moins et mieux.

Faire cet effort, c’est prendre quelques instants chaque jours pour réfléchir au actes de la vie courante en ce demandant comment améliorer la situation, pour utiliser les termes en vogue "réduire son emprunte écologique".

C’est à dire "comment puis-je consommer moins et mieux et réduire ma pollution".

Il existe sur le WEB nombre de sites qui proposent de « gestes pour la planète ». Cela peut effectivement donner des idées.

Mais il est important d’avoir soi-même une démarche réfléchie, responsable et personnelle : aux antipodes des solutions mirifiques que proposent les publicitaires qui cherchent à faire régresser tous les humains au simple rang de « tubes digestifs ».

Il est en effet possible de continuer à vivre tout aussi bien en réduisant intelligemment sa consommation... Et en faisant même des économies.