La contamination de poissons de rivières par les micro-déchets de plastique.



La production mondiale de matières plastiques approche aujourd’hui les 300 millions de tonnes par an. Leur utilisation massive a provoqué un accroissement de la présence de ce matériau dans l’environnement sous forme de macro comme de micro-déchets. Ces microplastiques sont des particules de taille inférieure à 5 mm que l’on retrouve dans les milieux océaniques et donc les poissons et les mammifères marins qui les ingèrent.

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En ce qui concerne les cours d’eau, les équipes de l’INERIS ont mené pendant deux ans une étude exploratoire sur la présence des microplastiques chez le poisson d’eau douce. L’espèce « sentinelle » choisie a été le goujon, poisson très répandu dans les rivières. 812 individus issus de 33 sites répartis sur plusieurs cours d’eau français ont été analysés par une méthodologie spécifique pour mieux détecter les microplastiques, permettant la séparation et le marquage du contaminant lors de l’analyse du contenu de l’estomac des individus.

Parmi les particules identifiées, on été retrouvé des microfibres (en partie issues des rejets domestiques tels que ceux des laves-linges), des microbilles (issues notamment des produits cosmétiques) et des fragments de débris plastiques.

Résultats : 10% des goujons examinés se sont révélés contaminés aux microplastiques !

Se pose ensuite la question des effets de la présence de microplastiques dans l’organisme des espèces aquatiques. Sur ce point, l’INERIS, n’a pas constaté d’éventuels effets perturbateurs endocriniens (PE) liés à la contamination aux microplastiques. Mais un seul poisson intersexué était contaminé aux microplastiques parmi les 48 individus intersexués identifiés (sur les 812 étudiés). Des travaux complémentaires s’avèrent indispensables pour répondre à ces questions.

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(D’après communiqué de l’INERIS)



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