Ne pas confondre "transport combiné rail - route" (TCRR) et "ferroutage" !



On n’entend guère parler des résultats concrets de la première « autoroute ferroviaire » française nord sud (de Luxembourg à Perpignan) dont le lancement a été réalisé au début de cette année 2007 (a).

Apparemment ce mode de transport n’est pas à la hauteur des ambitions annoncées, ce qui conforte les promoteurs du TRANSPORT COMBINé.

"Transport combiné rail - route" (TCRR) et "ferroutage" !

Ferroutage : semi-remorque sur wagon surbaissé. Il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes. Le procédé de ferroutage, c’est-à-dire le chargement des camions complets (ensembles tracteurs + remorques) sur des trains de wagons spéciaux, circulant sur des voies ferrées adaptées, ne s’avère absolument pas être la meilleure solution écologique et pratique pour réduire le nombre de camions sur les routes de France et d’Europe.

Le ferroutage ne peut en effet contribuer à résoudre les problèmes des transports routiers excessifs que sur les seuls tronçons ferroviaires coûteusement équipés à cette fin : Il ne règle absolument rien à leurs amonts et à leurs avals.

La solution la plus fonctionnelle, la plus efficace, la plus rapide et surtout la plus facile à mettre rapidement en oeuvre - partout où existent des voies ferrées - c’est le transport combiné rail - route (TCRR) qui rend conteneurs ou caisses facilement transférables du camion sur le train pour les moyennes et longues distances.

Car c’est une solution qui réclame peu d’investissements ferroviaires, n’entraîne pas de grands travaux dévastateurs d’espaces et d’environnement, mais... nécessite une volonté politique face aux lobbys du tout routier qui nous conduit directement dans le mur.


(a) Luxembourg à Perpignan : Les voies ferrées existantes sur cet axe, après adaptation, peuvent être utilisés par les wagons surbaissés construits par la société alsacienne Modalohr.

Chaque train peut transporter une vingtaine de semi-remorques (2 par wagon) avec un objectif qui avait été annoncé de 30 000 unités par ans. C’est moins de 5% du transport à longue distance.