La CPEPESC nationale dans le détail.*
La Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères est aussi appelée plus communément Commission de Protection des Eaux (CPEPESC ou CPE Nationale).
C’est une association nationale, agréée dans ce cadre au titre de la protection de l’environnement par arrêté ministériel. Elle peut donc agir sur l’ensemble du territoire français. Elle regroupe tous les adhérents de l’organisation qui travaille beaucoup en réseau avec des personnes dispersées mais actives. Elle dispose d’un Conseil d’Administration et d’un bureau directeur, qui se réunissent plusieurs fois dans l’année, en même temps que la CPEPESC de Franche-Comté.
La CPEPESC nationale, regroupe les CPEPESC régionales, et a son siège à BESANCON, 3 rue Beauregard (Tél. : 03.81.88.66.71).
La CPEPESC nationale intervient sur des affaires qui ne sont pas suivies par les CPEPESC régionales et sur l’ensemble du territoire français, voire à l’étranger (La nature n’a pas de frontière).
L’association dispose d’un système informatique qui lui permet de suivre l’évolution des dossiers de chacune des interventions jusqu’au résultat. Démarches qui peuvent durer plusieurs années.
En cas d’atteinte grave à l’environnement, faits inacceptables ou refus de régler un problème ordinaire à l’amiable, l’association peut saisir la justice.
Elle organise aussi :
des actions de sensibilisation (animations , expositions, films ,..)
des études strictement destinées à la protection de milieux naturels où à la mise en évidences de pollutions.
La CPEPESC nationale a un fonctionnement à 100% bénévole et dispose d’un budget très réduit (autofinancement).
Elle siège, par ses représentants, dans certaines commissions administratives, où elle se fait (souvent sans grand résultat) l’avocate de la Nature.
L’activité de la CPEPESC est basée sur 5 principes :
Être fidèle en permanence à la mission de défense de la nature,
Rester indépendante et ne pas se faire instrumentalisée.
Maintenir une veille permanente,
Faculté d’action et de réaction,
Ne faire que ce que l’on peut faire.
L’association intervient (dans la limite des disponibilités des membres) dans les domaines suivants
EAU et milieux aquatiques :
lutte contre la pollution et les rejets,
préoccupation sur multiplication des substances polluantes dans les eaux ;
protection des zones humides, des rivières vivantes et de leurs lits mineurs et majeurs (respect des zones d’expansion des crues),
protection des nappes alluviales, des eaux souterraines,
protection des ressources naturelles (captages).
DÉCHETS :
lutte contre les décharges sauvages,
promotion d’une réduction des déchets à la source (limitation des emballages, interdiction des produits dangereux, recyclage ),
économie des ressources naturelles.
SOUS-SOL :
lutte pour la réduction des carrières à l’essentiel, surtout en ce qui concerne les exploitations alluviales qui saccagent les fonds des vallées,
lutte contre la destruction et le pillage des milieux souterraines (grottes, anciennes mines,..), archéologiques ou paléontologiques.
MILIEUX NATURELS :
lutte pour la protection des sols (agriculture durable), des paysages, des sites, des zones de montagnes, des éléments marquant du paysage.
PROTÉGER LA VIE NATURELLE :
défense des espèces,
lutte contre le trafic des animaux,
opposition à toute forme de cruauté et aux manipulations génétiques.
CHAUVES-SOURIS :
réhabilitation de ces mammifères ailés et indispensables à l’environnement, mal connus et idiotement diabolisés,
protection des gîtes de reproduction, d’hibernation ou de transit.
sauvetage d’animaux menacés.
ENVIRONNEMENT HUMAINS :
promotion de la protection des populations par l’exigence d’une bonne administration de l’environnement industriel, du contrôle des rejets dans l’air et dans l’eau, du respect des zones naturellement inondables.
PUBLICITÉ :
lutte contre l’invasion publicitaire dans l’environnement, surtout à l’extérieur des agglomérations.
URBANISME :
Les règles locales d’urbanisme ont un très grand impact sur tous les domaines précédents ainsi que sur la promotion d’un mode de vie tendant au développement durable (transports...). C’est donc très souvent un sujet d’intérêt incontournable pour la défense de l’environnement. D’autre part, les grandes villes sont le siège d’importantes pollutions qu’il faut maîtriser.
INDUSTRIE :
Elle fait l’objet d’une vigilance de l’organisation, car beaucoup de pollutions (air, eau, sous-sol...) y trouvent leurs origines. Beaucoup de sites utilisent des produits dangereux pour l’environnement. Mais l’association se heurte à la complexité des situations.
AGRICULTURE :
L’organisation se préoccupe aussi des pollutions agricoles (écoulements sauvages), non respect des règles d’épandage, porcheries industrielles, pollution des sols par les fertilisants et produits phytosanitaires, pompages excessifs dans les nappes. Les méthodes industrielles d’exploitations brutales de l’environnement et des animaux d’élevage sont à remplacer par d’autres plus douces, plus respectueuses de la vie des animaux et des plantes.
PROTECTION DE L’EAU POTABLE :
La consommation d’eau en bouteille est un gaspillage phénoménale d’énergie et de matière première, et ce d’autant que les ressources profondes ne sont pas inépuisables. Il faut donc protéger les ressources locales et les zones de protection des captages comme l’exige la loi.
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