La CPEPESC de Franche-Comté dans le détail.*
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La Commission Permanente d’Etude et de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Franche-Comté est aussi appelée plus communément Commission de Protection des Eaux de Franche-Comté (CPEPESC-FC ou CPE-FC).
La CPEPESC de Franche-Comté
C’est une association agréée au titre de la protection de l’environnement, pour la région Franche-Comté, par arrêté du Préfet de Région. Elle regroupe tous les adhérents francs-comtois de l’organisation, et travaille beaucoup en réseau avec des adhérents dispersés mais actifs. Elle dispose d’un Conseil d’Administration et d’un bureau directeur, qui se réunissent plusieurs fois dans l’année.
L’action étant "permanente", ses dirigeants tiennent une réunion décisionnelle hebdomadaire : tous les mercredi à partir de 18h.
En effet la CPE de Franche-Comté mène un combat journalier pour la défense de l’environnement à laquelle 90 % de l’activité et des moyens de l’association sont consacrés. Les 10% restant correspondent à la part administrative de l’association elle même.
L’activité est basée sur 3 principes :
Maintenir une veille permanente,
Faculté d’action et de réaction rapide,
Ne faire que ce que l’on peut faire.
Pour fonder ses interventions la CPE dispose :
d’un réseau d’informateurs et d’adhérents,
d’une banque de données informatiques par commune sur l’historique des atteintes à l’environnement passées et sur les installations polluantes potentielles de toute la région,
d’une documentation et d’une connaissance technique en matière d’eau, de milieu naturel, d’assainissement, de déchets, de réglementation sur l’environnement...
de fichiers informatiques qui lui permettent de suivre l’évolution des dossiers de chacune des interventions jusqu’au résultat.
Des sorties de terrains permettent de vérifier l’évolution des choses sur place mais aussi de détecter de nouvelles pollutions ou de surveiller des installations suspectées de polluer.
Les responsables de l’association se réunissent une fois par semaine pour décider des actions, des démarches à conduire à la suite de pollutions ou atteintes à l’environnement, dénoncées à l’association ou découvertes lors des sorties de terrain. Cette réunion hebdomadaire est ouverte aux adhérents et à toute personne désireuse de connaître l’association.
Une place spécifique est donnée aux actions de la section "réserves naturelles" chauves-souris qui conduit des activités spécifiques.
La CPE organise aussi : - des chantiers de nettoyage de décharges sauvages ou de mise en protection de sites naturels, - des actions de sensibilisation (animations, expositions, films, ...), - des études strictement destinées à la protection de milieux naturels où à la mise en évidences de pollutions. L’association se refuse à devenir un prestataire de service pour permettre le développement touristique, économique, l’urbanisation, le stockage des déchets, l’aménagement des cours d’eau...
L’association, mis à part le secteur "réserves naturelles", fonctionne avec un budget très réduit essentiellement dépendant d’un autofinancement.
L’association siège, par ses représentants, dans une dizaine de commissions administratives, où elle se fait (souvent sans grand résultat) l’avocate de la Nature.
L’association intervient activement (dans la limite des disponibilités des membres) dans les domaines suivants :
EAU :
lutte contre la pollution et les rejets,
protection des zones humides, des rivières vivantes et de leurs lits mineurs et majeurs (respect des zones d’expansion des crues),
protection des nappes alluviales, des eaux souterraines,
protection des ressources naturelles (captages).
DECHETS :
lutte contre les décharges sauvages,
promotion d’une réduction des déchets à la source (limitation des emballages, interdiction des produits dangereux, recyclage ),
économie des ressources naturelles.
SOUS-SOL :
lutte pour la réduction des carrières à l’essentiel, surtout en ce qui concerne les exploitations alluviales qui saccagent les fonds des vallées,
lutte contre la destruction et le pillage des sites souterrains (grottes, anciennes mines,...), archéologiques ou paléontologiques.
MILIEUX NATURELS :
lutte pour la protection des sols (agriculture durable), des paysages, des sites, des zones de montagnes, des éléments marquant du paysage.
PROTEGER LA VIE NATURELLE :
défense des espèces,
lutte contre le trafic des animaux,
opposition à toute forme de cruauté et aux manipulations génétiques.
CHAUVES-SOURIS :
réhabilitation de ces mammifères ailés et indispensables à l’environnement, mal connus et idiotement diabolisés,
protection des gîtes ;
gestion de réserves naturelles, protection de sites de reproduction, d’hibernation ou de transit ;
sauvetage d’animaux menacés.
ENVIRONNEMENT HUMAINS :
promotion de la protection des populations par l’exigence d’une bonne administration de l’environnement industriel, du contrôle des rejets dans l’air et dans l’eau, du respect des zones naturellement inondables.
PUBLICITE :
lutte contre l’invasion publicitaire dans l’environnement, surtout à l’extérieur des agglomérations.
URBANISME :
Les règles locales d’urbanisme ont un très grand impact sur tous les domaines précédents ainsi que sur la promotion d’un mode de vie tendant au développement durable (transports...). C’est donc très souvent un sujet d’intérêt incontournable pour la défense de l’environnement. D’autre part, les grandes villes sont le siège d’importantes pollutions qu’il faut maîtriser.
INDUSTRIE :
Elle fait l’objet d’une vigilance accrue de l’organisation, car beaucoup de pollutions (air, eau, sous-sol...) y trouvent leurs origines. Beaucoup de sites utilisent des produits dangereux pour l’environnement. Mais l’association se heurte à la complexité des situations.
AGRICULTURE :
L’organisation se préoccupe aussi des pollutions agricoles (écoulements sauvages), non respect des règles d’épandage, porcheries industrielles, pollution des sols par les fertilisants et produits phytosanitaires, pompages excessifs dans les nappes. Les méthodes industrielles d’exploitations brutales de l’environnement et des animaux d’élevage sont à remplacer par d’autres plus douces, plus respectueuses de la vie des animaux et des plantes.
PROTECTION DE L’EAU POTABLE :
La consommation d’eau en bouteille est un gaspillage phénoménale d’énergie et de matière première, et ce d’autant que les ressources profondes ne sont pas inépuisables. Il faut donc protéger les ressources locales et les zones de protection des captages comme l’exige la loi.
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