L’enterrement de l’ancienne décharge de PONTARLIER aux Gravilliers est en cours d’achèvement. Et pour l’ancienne décharge industrielle des Etraches, on attend !



JPEG - 928.9 ko

A là décharge des Gravilliers, non loin de l’usine d’incinération, cet enterrement est en cours d’achèvement.

L’administration préfère le terme de réhabilitation.

A l’origine, le terrain du lieu n’était une zone humide, un peu marécageuse, drainée par le Bief Rouget, un petit ruisseau qui provient d’un étang (ferme de l’étang).

Un énorme remblai s’y est progressivement constitué par la mise en remblais de déchets urbains et industriels de toutes sortes, à partir de 1973, après l’abandon de l’usage d’une autre décharge située au Etraches. Nous en reparlerons plus bas.

JPEG - 189.6 ko
La verrue vue du ciel avant travaux. Les zones humides sont bien visibles.

Aux Gravilliers, les dépôts de déchets se sont accumulés pratiquement pendant 30 ans, sur plus de 4,5 ha pour finir par constituer une véritable montagne. Même après la construction de l’usine d’incinération des ordures, le site a continué à servir de dépôt plus ou moins sauvage, jusqu’à la mise en place, sur son accès, de la déchèterie.

Encore en 2011, la CPEPESC interrogeait au sujet de « mâchefers d’incinérations restés stockés en remblai ». Il lui avait été répondu que "vu l’âge de ces mâchefers anciens, il s’agissait là de résidus quasi inertes, qui seraient de toute façon intégrés aux travaux de réhabilitation de l’ancienne décharge, qui auront lieu en 2011".

Une solution minimum mais tardive

Mais ce n’est qu’a l’automne 2013, que le site de l’ancienne décharge des Gravilliers voit enfin les travaux de "réhabilitation" : Il s’agit d’un recouvrement de la décharge. Celle-ci été nivelée et remise en forme pour être recouverte d’une couche de terre de 30cm placée sur une membrane étanche pour arrêter les infiltrations d’eaux pluviales et limiter l’entrainement des polluants contenus dans les déchets..

Ce site devra rester sous surveillance pendant longtemps en particulier par le suivi de la qualité des eaux dans le sous-sol et en périphérie dans la zone humide et le Bief Rouget, tout cela en relation avec la nappe souterraine alluviale fluvioglaciaire de la plaine de Champagne et ses puits de captages.

Mais pour tout ce qui est a déjà été diffusé dans l’environnement c’est un peu trop tard..

Et l’ancienne décharge industrielle des Etraches, toujours pas « réhabilitée » ?

JPEG - 150.5 ko
Rien n’indique que cette sympathique pâture constitue le haut de l’ancienne décharge industrielle.

Au mois d’avril 2009, l’existence de ce gros remblai, appelé aussi décharge des Entreportes, s’était rappelée aux bons souvenirs des pouvoirs publics, à la suite de la mort de deux vaches qui broutaient paisiblement dans un pré en contrebas.

Cette décharge sauvage ancienne recèle des produits chimiques, car elle a servi de décharge industrielle jusqu’en 1972 à une époque ou les filières d’élimination des déchets dangereux étaient quasi inexistantes.

Les études de son projet de réhabilitation étant achevées, le 30 août 2012, dans une réponse à la CPEPESC, le Président de la CCL précisait : « Une consultation d’entreprises est actuellement en cours. Celle-ci permettra de déterminer les conditions techniques de mise en place d’une part, d’un gabion en pieds de décharge (celui-ci contribuant à l’éloignement du massif de déchets, du ruisseau) et d’autre part, la mise en place d’une couverture étanche ».

En novembre 2013, cette ancienne décharge industrielle et le cocktail de produits toxiques qu’elle renferme, restent toujours aussi bien « planqués » sous les broussailles ...

JPEG - 265.1 ko
Le pied de la décharge toxique borde le ruisseau !

Tout cela surplombe et borde le ruisseau des Lavaux, un affluent du Doubs. C’est aussi un affluent souterrain « en direct » des source de la Loue via les pertes de son lit.

La situation actuelle ne doit donc pas perdurer.