L’élevage industriel porcin Allemand : Le vrai coût de la viande pas chère qui inonde le marché.



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Si vous vous sentez concerné par l’abominable dérive productiviste des porcheries industrielles, par la montée de la pollution agricole des eaux souterraines, par la détresse de la vie animale, par la surutilisation des antibiotiques dans les ces "élevages" concentrationnaires avec comme corollaire l’intensification à risques de la résistance de germes pathogènes et de leurs présences dans l’alimentation impactant la santé humaine :

un document ahurissant A VOIR ABSOLUMENT sur ARTE

Complète et très documentée, une enquête édifiante et inédite de Jens Niehuss dresse le bilan sans appel d’une situation scandaleuse, où seuls de grands groupes industriels semblent trouver leur compte.

Déjà diffusée le 05 Septembre à 20h50, ce film sera diffusé à nouveau le vendredi 20 Septembre à 09h25 sur ARTE

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Pauvres cochons et industrie mortifère

Depuis une dizaine d’années, les producteurs de porcs d’outre-Rhin jouissent de subventions massives accordées par Berlin pour accélérer l’industrialisation des exploitations. Aujourd’hui, le pays est devenu autosuffisant et inonde l’Europe à prix cassé.

Le marché est dominé par une poignée d’entreprises qui pratiquent l’économie d’échelle grâce à l’automatisation, et entassent des dizaines de milliers de bêtes gavées d’antibiotiques dans des hangars sur caillebotis, coupés de la lumière du jour. Les sols d’épandage sont sursaturés de lisiers au mépris de la Directive Cadre Eau que l’État allemand ne fait pas appliquer causant une concurrence déloyale avec d’autres pays pendant que l’Europe, complice de fait, « roupille »...

Si cette viande est si bon marché, c’est aussi en raison du droit du travail allemand, qui permet aux grands abattoirs d’exploiter honteusement des ouvriers détachés venus d’Europe de l’Est et payés au rabais

Alors que l’opinion publique prend conscience de la nécessité de réduire sa consommation de viande et de défendre une vraie agriculture qui respecte l’animal, la nature et l’humain, seule une volonté politique forte peut prendre le contre-pied de ce modèle désastreux.