L’agence de l’eau Rhône Méditerranée siphonnée de tous les bouts par l’Etat dans un contexte de dérèglement climatique et administratif durable : ça suffit !



Communiqué

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Révolté par les dérives qu’il constate, Jean Raymond, membre de la CPEPESC et de France Nature Environnement Bourgogne Franche Comté qui siège au Conseil d’Administration de l’Agence de l’Eau du bassin Rhône Méditerranée pour y représenter depuis 2012 les associations de protection de l’environnement, vient de faire savoir qu’il ne participerait à la prochaine réunion de la Commission de programme de l’Agence de ce mardi 3 octobre 2017 en signe de protestation.

La correspondance qu’il a adressée le 2 octobre à l’Agence et au Préfet coordonnateur de Bassin est sans ambiguïté à ce sujet :

« Après réflexion, je ne viendrai pas demain à la commission de programme. Veuillez m’excuser et m’en excuser.

Ma motivation n’est pas seulement due à des évènements imprévus. Elle est aussi le résultat d’une réflexion suite à une convergence d’évènements concernant la bonne administration et la bonne gestion de l’Agence de l’eau.

Tout d’abord le "cadrage budgétaire" imposé par Bercy qui ampute considérablement et durablement la capacité financière de l’Agence. D’autre part, les priorités dans les missions énumérées la semaine dernière par le gouvernement pour l’élaboration du XIème programme des agences.

Enfin, les nouvelles missions assignées sur le financement de nouvelles actions liées à la création de l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) et de ses satellites régionaux avec, pour couronner le tout, une baisse considérable des moyens humains affectés.

Dans ce contexte de dérèglement climatique et administratif durables, je ne vois plus du tout à quoi je sers, ni à quoi servent le Comité de Bassin, le Conseil d’administration, les commissions de programmations et autres instances démocratiques dites de concertation et de travail. »

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Une situation hydrologique 2016-2017 en déconfiture

le principe d’autonomie financière des agences et de "L’eau paie l’eau" est piétiné.

Et le consommateur qui croit payer pour lutter contre la pollution est le dindon de la farce !


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