L’Etat entre GRENELLE et BAGATELLE : manifestation le 15 octobre contre le projet de circuit automobile dans le Parc Naturel Régional PERIGORD LIMOUSIN



A l’heure de la nécessaire réduction des émissions de gaz à effets de serre (protocole de Kyoto), de l’accroissement du prix du pétrole nous obligeant à privilégier des projets moins consommateurs en énergie fossile, un milliardaire britannique propriétaire d’un domaine dit de « BAGATELLE « , dans le canton de NONTRON, au sein de sites privilégiés, épargnés par la dévastation urbanistique, se propose d’installer un « musée vivant de l’automobile », comportant un circuit de 4,6 kilomètres de longueur, donc plus long que le circuit du MANS, large de 12 mètres, sonorisé par 675 hauts-parleurs.

Un appel à manifester, a été lancé pour le lundi 15 octobre 2007, à PERIGUEUX, lors de la séance décentralisée du GRENELLE de l’environnement, contre le projet aberrant d’implantation d’un circuit de course automobile dans le Parc Naturel Régional PERIGORD LIMOUSIN.

Le rassemblement aura lieu dès le matin, à partir de 10 heures, devant la poste de BRANTOMe. Un cortège automobile ira de BRANTOME à PERIGUEUX où un regroupement se fera à partir de 13 heures devant le NOUVEAU THEÄTRE.

BAGATELLE deviendrait le Massacre de la Nature, de la qualité de la vie, du calme, de la biodiversité , de tout ce que recherche les habitants et les visiteurs des parcs naturels régionaux. Ce serait la perte du label pour le PNR du PERIGORD, donc la perte des emplois inhérents à cette structure, la fin d’un tourisme de nature et la négation de tous les objectifs affichés par les gouvernants : lutte contre les gaz à effet de serre, préservation de la biodiversité, mesures d’économies d’énergies fossiles.

Ce projet est une insulte faite à l’intelligence de notre temps et à la crédibilité des décideurs. Ecologiquement désastreux, il s’avèrerait économiquement ruineux si l’on en juge par les résultats financiers de circuits équivalents tel celui de CHARADE, en AUVERGNE, constamment déficitaire et créateur de cinq emplois menacés.

L’ensemble des mouvements de protection de la Nature dénoncent ce projet anachronique en espérant que l’intérêt général l’emportera sur toute autre considération et que l’Etat relèguera l’affaire au « musée des horreurs ».